C’est ce qu’a déclaré à ONU Info l’Expert désigné des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Haïti, William O’Neill, à l’occasion de la publication d’un nouveau rapport qui révèle qu’au moins 613 personnes ont été tuées et 375 autres blessées dans seulement deux quartiers de la capitale, Port-au-Prince, au cours d’une période de quatre mois et demi qui s’est achevée le 31 juillet.
Plus d’un tiers des victimes étaient des personnes sans lien avec des gangs, dont 111 femmes et 77 enfants.
Les gangs contrôlent la majorité de Port-au-Prince et de certaines zones environnantes.
Le rapport indique également que plus de 176 femmes et filles, âgées de 10 à 71 ans, ont été victimes de viols ou de viols collectifs commis par des membres présumés de gangs, « souvent comme une forme de punition contre des personnes vivant dans des zones contrôlées par des gangs rivaux ».
Plus de 18.000 personnes ont également été contraintes de fuir leur domicile.
Le rapport, publié par le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), met en lumière plusieurs cas documentés par les observateurs des droits de l’homme des Nations Unies.
Les meurtres se poursuivent
Deux adolescents de 17 ans ont été abattus par un chef de gang après avoir été accusés de transmettre des informations à un gang rival.
Un homme de 71 ans a été tué par le chef d’un gang après s’être approché de lui pour lui demander de la nourriture.
Une femme a été interceptée par des membres d’un gang qui l’ont harcelée de questions sur les raisons de sa présence dans le quartier. Selon des témoins, paralysée par la peur, elle n’a pas été en mesure de répondre. Accusée d’être une informatrice au service d’un gang rival, elle a été exécutée sur place.
Dix-sept garçons âgés de 15 à 17 ans ont été exécutés par des membres de gangs qui les soupçonnaient de travailler pour un gang rival. Certains ont été conduits sur une décharge avant d’y être abattus.
Peu après le match de la Coupe du monde de football opposant Haïti à l’Écosse, le 13 juin, un groupe d’environ 300 personnes, comprenant un ensemble musical, s’est rendu dans un quartier où il a été attaqué par un gang, dont certains membres étaient positionnés sur les toits. Au moins 61 personnes ont été tuées et 20 autres blessées. Parmi les victimes figuraient au moins sept enfants, dont le plus jeune était âgé d’à peine sept ans.
Des milliers de personnes ont été tuées en Haïti à cause des guerres de gangs.
L’horreur des violences sexuelles
Cinq hommes masqués ont frappé une mère de trois enfants à coups de crosse à son domicile avant de la violer collectivement sous les yeux de ses enfants.
Une femme a été violée par un groupe d’hommes armés après que ceux-ci ont incendié sa maison, tué son mari et sa jeune fille, âgée d’à peine deux ans. Elle a été violée sous les yeux de son fils de dix ans.
D’autres survivantes ont indiqué avoir été interceptées dans la rue alors qu’elles rentraient chez elles, puis emmenées dans des zones boisées où elles ont été violées.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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