Cette nécessité est d’autant plus pressante que la stabilité et la sécurité mondiales sont confrontées à des menaces croissantes, qu’il s’agisse de nouvelles maladies infectieuses, de crises liées au climat ou de conflits.

Que s’est-il passé ?

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus de 7 millions de personnes ont perdu la vie à cause de l’épidémie de Covid-19. La pandémie n’a pas seulement tué : elle a ravagé des économies, désorganisé des systèmes de santé entiers et révélé les profondes inégalités entre pays riches et pauvres dans l’accès aux vaccins, aux tests de dépistage et aux traitements.

© UNICEF / U.S. CDC / Florence Goupil
Un employé de l’UNICEF descend une rivière au Pérou dans le cadre du programme de vaccination contre la Covid-19, en septembre 2022.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a décrit la réponse mondiale à la pandémie comme une « histoire d’ingéniosité humaine et d’échec humain ». Des vaccins ont été mis au point à une vitesse record, mais le manque de préparation a eu pour conséquence que les personnes les plus vulnérables ont été celles qui ont eu le moins accès aux soins et qui ont payé le plus lourd tribut.

Pourquoi est-ce important ?

Les virus, comme celui responsable de l’épidémie de Covid-19, ne connaissent pas les frontières.

Une épidémie détectée dans un pays peut rapidement se propager à travers le monde et mettre en danger des populations partout sur la planète.

La surveillance, le partage des données, la recherche et le développement, ainsi que l’accès aux vaccins, aux moyens de diagnostic et aux traitements constituent donc des priorités internationales.

ADB / Veejay Villafranca
Des techniciens effectuent des tests dans un laboratoire stérile des Philippines, spécialisé dans la recherche sur les pandémies.

C’est aussi la raison pour laquelle la santé humaine, la santé animale et celle des écosystèmes sont désormais envisagées comme les composantes d’un même ensemble. Plus de 60 % des maladies infectieuses émergentes se transmettent de l’animal à l’être humain. Une surveillance rigoureuse de l’interface entre humains, animaux et environnement est donc essentielle.

Le fossé des inégalités

La pandémie de Covid-19 a mis au jour de profondes inégalités dans l’accès aux vaccins, aux tests et aux traitements. Les pays les plus riches, dotés de capacités de production, étaient bien mieux armés que les pays pauvres.

Mais la question de l’équité ne se limite pas à l’accès aux vaccins, aux traitements et aux moyens de diagnostic. Elle concerne également l’accès équitable aux compétences, aux ressources et aux financements.

© ONU Cambodge
Un marché local est bouclé pendant le confinement lié à la pandémie de Covid-19 au Cambodge.

Réduire ce fossé est au cœur de l’argument en faveur d’une prévention, d’une préparation et d’une riposte aux pandémies conçues comme un enjeu international, et non comme une responsabilité relevant uniquement de chaque État.

Un accord mondial sur les pandémies

La pandémie de Covid-19 a servi d’électrochoc à la planète.

La coopération internationale est indispensable pour prévenir les futures pandémies et y faire face. Comme l’a averti le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres : « Nous ne devons pas répéter les erreurs du passé lorsque la prochaine pandémie frappera, car nous savons qu’elle frappera… Cela signifie que nous devons travailler ensemble. »

La communauté internationale a progressé sur cette voie.

L’accord de l’OMS sur les pandémies, premier accord mondial juridiquement contraignant consacré à la prévention, à la préparation et à la riposte face aux pandémies, a été adopté en mai 2025.

Mais son adoption n’est qu’un début :

  • Les négociateurs des différents pays doivent encore s’entendre sur l’annexe relative au système d’accès aux agents pathogènes et de partage des avantages (PABS), qui doit fixer les modalités de partage des échantillons d’agents pathogènes et garantir, en contrepartie, que les pays qui en ont besoin puissent accéder aux vaccins, aux moyens de diagnostic et aux traitements qui en découleront.
  • Une fois cette annexe adoptée par l’assemblée mondiale de la santé, le traité pourra être ouvert à la signature puis à la ratification des États.
  • 60 ratifications seront nécessaires pour qu’il entre juridiquement en vigueur.
© UNICEF / Fils Guillau
Des vaccins contre le Covid-19 sont conditionnés dans un réfrigérateur solaire dans un hôpital de Port-au-Prince, en Haïti.

L’accord prévoit également la création d’un réseau mondial pour les chaînes d’approvisionnement et la logistique, destiné à acheminer du matériel médical vers les pays en situation d’urgence, ainsi que d’un nouveau « mécanisme financier de coordination » chargé de soutenir le renforcement et le développement des capacités de prévention, de préparation et de riposte face aux pandémies.

Ce qui doit changer

Pour être mieux préparée avant la prochaine pandémie, la communauté internationale doit concentrer ses efforts sur plusieurs priorités :

  • Prévenir les flambées épidémiques avant qu’elles ne surviennent et, lorsqu’elles se déclarent, empêcher leur propagation.
  • Renforcer la préparation en veillant à disposer à l’avance des capacités et des ressources nécessaires, notamment en matière de recherche et de développement.
  • Mettre en place une riposte plus solide, qui garantisse la continuité des services de santé essentiels.
  • Disposer de capacités supplémentaires rapidement mobilisables et de moyens de production répartis entre différentes régions du monde, appuyés sur des chaînes d’approvisionnement durables.

Toutes ces mesures supposent des financements pérennes et prévisibles, ainsi qu’un cadre juridique permettant la coordination et la coopération internationales.

Cette semaine à l’ONU

L’Assemblée générale, qui réunit les 193 États membres de l’ONU, tiendra le 25 septembre 2026 une réunion de haut niveau consacrée à la prévention, à la préparation et à la riposte face aux pandémies.

Cette réunion d’une journée rassemblera les dirigeants mondiaux au siège des Nations Unies, à New York, afin de discuter de la coordination de l’action internationale, de son financement et d’un accès équitable aux fournitures médicales.

Une déclaration politique destinée à entériner de nouveaux engagements devrait être adoptée.

Et maintenant ?

Il est impossible de prévoir quand surviendra la prochaine pandémie. D’où l’importance de s’y préparer.

La leçon de l’épidémie de Covid-19 est claire : la préparation ne peut pas commencer lorsque les hôpitaux sont déjà sous pression.

Elle doit avoir lieu entre deux pandémies, en renforçant les systèmes de santé, en améliorant l’alerte précoce et en développant la coopération internationale, autour d’un principe simple : protéger les populations quelque part dans le monde contribue à protéger les populations partout ailleurs.

Qu’est-ce qu’une pandémie ? Une « urgence pandémique » désigne une flambée de maladie transmissible qui se propage largement dans plusieurs pays, submerge les systèmes de santé, provoque d’importantes perturbations sociales ou économiques et nécessite une action internationale coordonnée.

Pour tout savoir sur l’accord sur les pandémies

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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