S’exprimant devant l’Assemblée générale des Nations Unies à l’occasion de la présentation de son dernier rapport sur ce principe, le chef de l’ONU a rappelé que les dirigeants mondiaux s’étaient engagés il y a 21 ans à protéger les populations contre le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité.
« Chaque État a la responsabilité première de protéger sa propre population », a-t-il souligné dans un discours lu par son chef de cabinet, Courtenay Rattray. Lorsque les autorités nationales n’y parviennent pas, les États membres se sont engagés à prendre des mesures collectives « en temps voulu et de manière décisive », conformément à la Charte des Nations Unies.
Un monde plus dangereux
Selon António Guterres, ce principe est aujourd’hui « plus vital que jamais ».
Le Secrétaire général a rappelé que le monde comptait plus de 120 conflits en 2025, une réalité marquée par des crises plus longues, plus complexes et de plus en plus interconnectées.
À cette multiplication des conflits s’ajoutent des violations généralisées du droit international et un sentiment croissant d’impunité, a-t-il déploré.
Il a également mis en garde contre les nouveaux risques liés aux avancées technologiques. Les armes de plus en plus sophistiquées, y compris les drones dotés d’une autonomie croissante, peuvent infliger des dommages massifs aux populations civiles, tandis que les discours de haine, la désinformation et les fausses informations se propagent instantanément sur les plateformes numériques.
Agir dès les premiers signes
Pour le chef de l’ONU, la prévention reste le moyen le plus efficace d’éviter les atrocités de masse.
« Nous devons être proactifs et vigilants, et agir avant que les signes avant-coureurs ne deviennent des fosses communes », a-t-il insisté.
Le rapport appelle ainsi les États à investir davantage dans les mécanismes nationaux de prévention, à désigner des points focaux chargés de coordonner ces efforts et à renforcer les partenariats avec la société civile.
Au niveau régional et international, António Guterres préconise d’intégrer davantage la prévention des atrocités dans les outils de médiation, de diplomatie préventive, de consolidation de la paix et d’action humanitaire, mais aussi dans les politiques relatives à la sécurité, aux droits humains, aux nouvelles technologies et à la lutte contre l’impunité.
Justice et réparation
Le Secrétaire général a également rappelé que la responsabilité de protéger ne s’arrête pas lorsque les violences cessent.
Éviter la répétition des atrocités passe par « la vérité, la justice, l’obligation de rendre des comptes, les réparations, la réforme des institutions et la participation réelle des survivants », a-t-il déclaré.
Il a également insisté sur la nécessité de garantir la pleine participation des femmes à ces processus et d’y intégrer une perspective de genre à chaque étape.
Le rapport met en lumière plusieurs exemples de progrès réalisés au cours des deux dernières décennies, notamment grâce à la diplomatie préventive, aux systèmes d’alerte précoce, au renforcement de la justice indépendante, au soutien aux médias libres et à la société civile, ainsi qu’à une meilleure intégration de la prévention des atrocités dans les activités humanitaires, politiques et de maintien de la paix des Nations Unies.
Pour en savoir plus, lire ci-dessous la couverture en direct des discussions assurée par la Section de la Couverture des réunions des Nations Unies.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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