Réuni à Busan, en République de Corée, le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a clôturé sa 48e session en portant à 1.273 le nombre de sites inscrits dans 173 pays. Toutes les décisions ont été adoptées par consensus.
Cette session restera également marquée par une avancée historique pour l’Afrique. Les Comores, São Tomé-et-Principe et le Soudan du Sud ont vu, pour la première fois, un de leurs sites rejoindre la prestigieuse Liste du patrimoine mondial, réduisant de 26 à 23 le nombre d’États parties ne comptant encore aucun bien inscrit.
« L’inscription d’un site marque le début d’un engagement durable : le protéger, le gérer efficacement et veiller à ce qu’il bénéficie aux communautés », a déclaré le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Khaled El-Enany.
Une Liste plus représentative
Réuni du 19 au 29 juillet, le Comité a inscrit 19 sites culturels, cinq sites naturels et un site mixte. Il a également approuvé l’extension de deux biens déjà inscrits, dont les étendues cotidales de Getbol en République de Corée, et validé la renomination du Parc national de la Garamba, en République démocratique du Congo.
Pour l’UNESCO, ces nouvelles inscriptions illustrent les efforts engagés afin de rendre la Liste du patrimoine mondial plus représentative de la diversité culturelle et naturelle de la planète, en accordant une attention particulière aux régions jusqu’ici sous-représentées.
Le Président des Comores, Azali Assoumani, a d’ailleurs assisté à la session afin de célébrer la première inscription de son pays, qualifiée d’étape historique.
Des sites menacés protégés en urgence
La protection des biens en péril a constitué un autre temps fort de la session.
Trois nouveaux sites ont été inscrits selon une procédure d’urgence en raison des menaces qui pèsent sur leur préservation : le paysage migratoire de Boma-Badingilo, au Soudan du Sud, les châteaux du mont Amel, au Liban, et Sebastia, dans l’État de Palestine.
Tous trois ont été simultanément ajoutés à la Liste du patrimoine mondial en péril.
Trois autres sites ont également rejoint cette Liste : le centre historique de Paramaribo, au Suriname, la cité antique de Chersonèse Taurique et sa chôra, en Ukraine, ainsi que Tyr, au Liban.
Selon l’UNESCO, ces inscriptions permettront de mobiliser une assistance technique et financière ainsi qu’un soutien international renforcé afin d’améliorer leur conservation.
À l’inverse, le Comité a estimé que le centre historique de Vienne, en Autriche, ne nécessitait plus ce niveau de surveillance et l’a retiré de la Liste du patrimoine mondial en péril.
Une stratégie pour les petits États insulaires
La session de Busan a également débouché sur l’adoption d’une première stratégie décennale en faveur des Petits États insulaires en développement.
Dotée d’un budget de 13 millions de dollars, cette feuille de route couvrant la période 2026-2034 doit aider ces États à identifier, protéger et gérer leur patrimoine, tout en faisant face aux effets du changement climatique.
Complémentaire de la Stratégie pour le patrimoine mondial en Afrique, elle vise à faire du patrimoine un levier de développement durable, de résilience climatique et d’inclusion, en plaçant les communautés locales au cœur de sa gestion.
« Cette session à Busan représente une avancée majeure pour la Convention du patrimoine mondial », a estimé Khaled El-Enany, saluant l’adoption de cette stratégie ainsi que les premières inscriptions de trois pays africains. Selon lui, ces résultats démontrent « ce que la coopération multilatérale peut accomplir lorsque les États membres travaillent dans un esprit de dialogue et de consensus ».
Autre décision emblématique, le Comité a inscrit les Plages du Débarquement, Normandie, 1944 sur la Liste du patrimoine mondial en tant que « site de mémoire », une catégorie créée en 2023 pour reconnaître des lieux associés à des événements majeurs de l’histoire.
L’UNESCO souligne que ces sites sont aujourd’hui des espaces de réconciliation, de réflexion et de transmission de la mémoire.
Gold Beach, une des plages du Débarquement en Normandie en 1944.
Gros plan sur quatre sites
Comores – Les médinas des Sultanats historiques des Comores
Ce bien en série réunit les vestiges de six villes historiques qui se sont développées entre le XIᵉ et le XVᵉ siècle pour devenir les principaux centres urbains des sultanats des Comores. Il témoigne d’une civilisation insulaire façonnée par les échanges commerciaux et culturels dans l’océan Indien, où traditions islamiques, coutumes matrilinéaires et architecture locale se sont mêlées pour créer un patrimoine urbain unique.
France – Les Plages du Débarquement, Normandie, 1944
S’étendant sur près de 80 kilomètres de littoral, ce site en série comprend les cinq plages du Débarquement allié du 6 juin 1944 – Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword – ainsi que la Pointe du Hoc. Il conserve des vestiges du Mur de l’Atlantique, des champs de bataille et des lieux de mémoire qui témoignent de l’opération Overlord, étape décisive de la libération de l’Europe occidentale pendant la Seconde Guerre mondiale.
France – Forteresses royales capétiennes du Languedoc
Ce bien rassemble huit forteresses, dont le château de Carcassonne, érigées par les rois capétiens aux XIIIᵉ et XIVᵉ siècles après la croisade contre les Albigeois. Implantées sur des crêtes rocheuses à des emplacements stratégiques, elles illustrent l’affirmation du pouvoir royal dans le Languedoc grâce à un remarquable système défensif et à une architecture monumentale.
Tunisie – Village de Sidi Bou Saïd
Dominant la Méditerranée depuis un promontoire rocheux, Sidi Bou Saïd est célèbre pour son architecture blanche et bleue, son urbanisme parfaitement intégré au paysage et son riche héritage soufi. Développé autour du sanctuaire du saint Sidi Bou Saïd, le village est devenu un haut lieu de spiritualité, de création artistique et l’un des sites culturels les plus emblématiques de Tunisie.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
To submit your press release: (https://www.globaldiasporanews.com/pr).
To advertise on Global Diaspora News: (www.globaldiasporanews.com/ads).
Sign up to Global Diaspora News newsletter (https://www.globaldiasporanews.com/newsletter/) to start receiving updates and opportunities directly in your email inbox for free.





























