La température moyenne mondiale de l’air en surface a dépassé de 1,65 °C le niveau estimé pour la période préindustrielle, selon les données disponibles. La température de surface des océans a elle aussi atteint un nouveau record.

Cette chaleur exceptionnelle s’est fait sentir sur tous les continents. L’hémisphère Nord a connu son été le plus chaud jamais enregistré, tandis que l’hémisphère Sud a connu un hiver parmi les plus chauds. Dans le même temps, l’étendue de la banquise était inférieure à la moyenne en Arctique comme en Antarctique.

Ces résultats proviennent notamment des données du service Copernicus sur le changement climatique de l’Union européenne, de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) et de la NASA.

Chaleur, sécheresse et tempêtes

En Europe occidentale, les vagues de chaleur ont prolongé une période exceptionnelle de températures élevées entamée dès le mois de mai. De sévères conditions de sécheresse ont notamment touché la France, la Hongrie, la Roumanie, la Serbie et le Royaume-Uni.

L’Europe centrale et orientale a également été confrontée à une sécheresse généralisée, parfois persistante depuis le printemps. Les débits de plusieurs grands fleuves européens, dont le Rhin, le Danube, le Boug méridional et le Dniepr, sont restés exceptionnellement faibles.

À l’échelle mondiale, l’activité cyclonique tropicale a été supérieure à la moyenne, avec 19 tempêtes tropicales enregistrées au cours du mois.

El Niño entre en scène

L’OMM souligne que le phénomène El Niño a contribué aux conditions climatiques exceptionnelles observées en août. Il a influencé les températures, les précipitations et l’activité cyclonique dans plusieurs régions du monde.

En Indonésie, les conditions associées au phénomène ont notamment favorisé l’intensification des feux de forêt saisonniers, selon le service Copernicus de surveillance de l’atmosphère.

Les perspectives sont préoccupantes. Dans son dernier bulletin consacré à El Niño, l’OMM estime que le phénomène, désormais bien établi, devrait encore s’intensifier au cours des prochains mois, avec des conséquences importantes sur les températures et les précipitations jusqu’en 2027.

Un signal climatique sans équivoque

Les dix mois d’août les plus chauds jamais enregistrés ont tous eu lieu depuis 2016.

Selon les Centres nationaux américains d’information environnementale, la température moyenne mondiale en surface en août a dépassé de 1,32 °C la moyenne du XXe siècle, faisant de ce mois le plus chaud depuis le début des relevés en 1850.

Pour l’OMM, ces données viennent confirmer la poursuite d’un réchauffement planétaire qui se traduit déjà par des vagues de chaleur plus intenses, des sécheresses, des incendies, des précipitations extrêmes et la diminution des glaces de mer.

L’agence météorologique de l’ONU présentera son prochain bilan de l’état du climat mondial lors de la prochaine Conférence des Nations Unies sur le climat, la COP31, qui se tiendra en novembre à Antalya, en Türkiye.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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