L’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le conflit au Moyen-Orient et ses conséquences, Jean Arnault, était en visite, mercredi dans le Sultanat d’Oman. Il y a rencontré de hauts responsables omanais afin d’écouter leur perspective sur le conflit et de discuter de la contribution potentielle de l’ONU à son règlement.

12 millions de dollars d’aide

Parallèlement, le Coordonnateur des secours d’urgence des Nations Unies, Tom Fletcher, a alloué, mardi, 12 millions de dollars provenant du Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies (CERF) pour soutenir la réponse humanitaire en Iran.

Ce financement appuiera des activités vitales dans les domaines de la santé, de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, ainsi que de la sécurité alimentaire. Dans la mesure du possible, les activités d’intervention seront mises en œuvre par l’intermédiaire de partenaires locaux.

Selon les autorités iraniennes, entre le 28 février et le 8 avril, des frappes aériennes massives menées à travers l’Iran ont causé la mort de plus de 2 360 civils — dont 257 femmes et 220 enfants — et fait des dizaines de milliers de blessés.

Ces frappes ont également endommagé des habitations, des écoles, des établissements de santé et d’autres infrastructures critiques dans tout le pays, coupant notamment l’accès de la population aux services essentiels.

Les besoins sont particulièrement aigus dans les municipalités ayant subi les bombardements les plus intenses et accueillant par ailleurs des personnes déplacées venues des zones environnantes.

Bien que le cessez-le-feu ait permis d’atténuer l’insécurité, les destructions généralisées, les décombres ainsi que les restes explosifs ou toxiques de guerre continuent d’empêcher la population d’accéder aux services de base et d’entraver les efforts de sauvetage et d’intervention.

La croissance mondiale devrait ralentir

Dans ce contexte incertain, l’économie mondiale est confrontée à de nouvelles épreuves, la guerre au Moyen-Orient menaçant de perturber la croissance.

Dans l’hypothèse d’un conflit de courte durée, la croissance mondiale devrait ralentir pour s’établir à 3,1 % en 2026, tandis que l’inflation grimperait à 4,4 %, a indiqué le Fonds monétaire international (FMI).

Si la guerre devait reprendre, les perspectives pourraient se détériorer davantage, avec une pression accrue sur les prix des carburants et des perturbations des chaînes d’approvisionnement.

Rencontre entre le Liban et Israël à Washington

S’agissant du Liban, l’ONU a salué la réunion qui s’est tenue mardi entre le Liban et Israël, convoquée par les États-Unis.

« Cette réunion constitue une première étape importante pour mettre fin aux hostilités et rompre le cycle récurrent de violence qui cause des souffrances considérables depuis trop longtemps », a dit le porte-parole adjoint du Secrétaire général, Farhan Haq, lors d’un point de presse mercredi.

Sur le terrain, la mission de maintien de la paix, la FINUL, continue de signaler des affrontements, notamment des projectiles tirés en direction d’Israël et de l’armée israélienne dans le sud du Liban, ainsi que des opérations de l’armée israélienne dans toute la zone d’opérations de la mission onusienne.

« Nos collègues du maintien de la paix continuent de signaler des violations. Hier après-midi, un convoi de routine transportant des Casques bleus, militaires et civils, ainsi que des prestataires essentiels, de Beyrouth vers le quartier général de la FINUL, a été intercepté par des membres des Forces de défense israéliennes à quelques kilomètres de sa destination, à Naqoura », a dit M. Haq.

Les véhicules portant les marques de l’ONU ont finalement été autorisés à poursuivre leur route ; toutefois, les prestataires locaux ont été contraints de retourner à Beyrouth sous escorte de sécurité.

« Il ne s’agit pas d’un incident isolé. Des restrictions similaires — qu’elles prennent la forme de barrages physiques ou de la révocation d’autorisations préalables — ont affecté tant les Casques bleus que le personnel essentiel qui les soutient. Ces agissements suscitent de vives inquiétudes quant à l’acheminement en temps voulu de fournitures critiques — notamment de vivres, de carburant et d’eau — vers les positions de la FINUL, en particulier le long de la Ligne bleue » (séparant le Liban et Israël), a précisé M. Haq.

« Nous réitérons notre appel aux Forces de défense israéliennes afin qu’elles respectent les arrangements convenus et s’acquittent de leurs obligations de garantir la sûreté et la sécurité des Casques bleus, ainsi que la liberté de circulation de toutes les patrouilles et de tous les convois logistiques de la FINUL », a-t-il ajouté.

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Barham Salih, visite des zones touchées par la guerre à Beyrouth, au Liban.

Aggravation des besoins humanitaires au Liban

Sur le plan humanitaire au Liban, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué que le nombre croissant de victimes et la poursuite des hostilités continuent d’aggraver les besoins humanitaires à travers le pays. Plus de 1,2 million de personnes ont été déplacées par la crise.

Dans tout le sud et l’est du Liban, des dizaines de localités sont touchées quotidiennement par des frappes israéliennes. Des rapports signalent qu’au moins 35 villages du sud ont été frappés mardi, causant d’importants dégâts dans les zones résidentielles.

L’OCHA se dit particulièrement préoccupé par la situation dans le district de Bint Jbeil, dans le gouvernorat de Nabatieh ; des rapports faisant état d’affrontements armés depuis lundi restreignent davantage la liberté de mouvement des civils, limitant ainsi leur accès aux services essentiels et à l’aide humanitaire.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et d’autres partenaires ont apporté un soutien psychosocial et d’autres services de protection à plus de 90 000 personnes déplacées. Ils concentrent leurs efforts sur les personnes les plus vulnérables, notamment les familles ayant subi des déplacements répétés, les enfants et les personnes en situation de handicap.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Barham Salih, se trouve actuellement au Liban. Il a visité des zones touchées à Beyrouth et dans la vallée de la Bekaa, où il a rencontré des familles déplacées hébergées sur des sites mis en place par le gouvernement.

Le Haut-Commissaire a souligné l’engagement constant de son agence en faveur de la réponse humanitaire, ainsi que la nécessité urgente d’un soutien international durable aux efforts nationaux.

Des familles déplacées dans une école transformée en abri à Bmekine, dans le district d’Aley, au Liban.

Inquiétude pour les jeunes mères

De son côté, la représentante de l’agence des Nations Unies chargée des questions de santé sexuelle et reproductive, l’UNFPA, au Liban, Anandita Philipose, a exprimé son inquiétude concernant le sort des jeunes mères libanaises.

« Partout au Liban, le chagrin, la peur et l’épuisement pèsent lourdement sur l’atmosphère. Les familles continuent de rechercher désespérément leurs proches. Les nouvelles mères bercent leurs nouveau-nés, sans savoir si la sécurité reviendra un jour », a-t-elle dit à la presse à Genève. « Les professionnels de santé, déjà épuisés, surmontent leur propre traumatisme pour sauver la vie d’autrui. Les pertes sont immenses.».

On estime à 13.500 le nombre de femmes enceintes déplacées qui ont besoin de soins de santé maternelle et reproductive d’urgence, dont 1 700 se trouvent encore dans le sud du Liban, qui est constamment la cible d’attaques.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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