Des pays participants ont promis plus d’un milliard de dollars lors de cette troisième Conférence internationale pour le Soudan, coorganisée par l’Allemagne, l’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE), la France et le Royaume-Uni.
De hauts responsables de l’ONU ont prononcé des discours, notamment le chef des affaires humanitaires, Tom Fletcher, qui a déclaré que « le Soudan est un laboratoire d’atrocités », citant le siège de villes telles qu’El Fasher au Darfour, le déni d’accès à la nourriture, l’utilisation de la violence sexuelle comme arme de guerre, ainsi que le ciblage des écoles et des hôpitaux.
Civils et travailleurs humanitaires tués
« Les drones ont tué 700 personnes rien que cette année, et 130 travailleurs humanitaires ont été tués en l’espace de trois ans », a dit M. Fletcher.
« Je dois souvent appeler les familles des défunts, et elles me demandent toujours : ‘Nos proches sont-ils morts en vain ?’ »
La guerre qui a éclaté il y a exactement trois ans jour pour jour entre les Forces armées soudanaises (FAS) et leurs anciens alliés, les Forces de soutien rapide (FSR), a engendré la pire crise humanitaire et de déplacement au monde.
Environ 34 millions de personnes — soit les deux tiers de la population — ont besoin d’une assistance humanitaire. Près de 14 millions de personnes ont été déplacées, 19 millions souffrent de la faim et quelque 10 millions d’enfants sont déscolarisés.
Répercussions de la guerre au Moyen-Orient
« Le conflit au Moyen-Orient ajoute une nouvelle couche de complexité à ce défi », a dit M. Fletcher, soulignant la hausse des prix des denrées alimentaires et du carburant, ainsi que celle du fret, qui a augmenté de 25 %.
« La moitié des engrais du Soudan proviennent du Golfe, et nous approchons de la principale saison des cultures, en avril et mai », a-t-il ajouté.
L’ONU et ses partenaires ont besoin de 2,2 milliards de dollars pour venir en aide à 14 millions de personnes à travers le pays cette année.
Le chef de l’humanitaire de l’ONU a insisté sur la nécessité de « maintenir les voies d’accès ouvertes », faisant référence au point de passage frontalier d’Adré, à l’est du Tchad — un axe vital pour l’acheminement de l’aide à des millions de personnes dans la région du Darfour — tout en appelant à l’ouverture de voies plus sûres vers les régions du Kordofan et l’État du Nil Bleu.
« Nous devons étendre notre présence au Darfour », a-t-il ajouté, notant que 93 employés sont désormais déployés dans la région, soit une multiplication par trois depuis le mois d’octobre.
« Ce cauchemar doit cesser » : Guterres
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a remercié la communauté internationale de s’être une nouvelle fois mobilisée en signe de solidarité avec le peuple soudanais.
« Ce cauchemar doit cesser », a-t-il déclaré dans un message vidéo. « Cela exige de l’unité et un sens de l’urgence ».
Il a insisté sur le fait que les civils doivent être protégés, que les travailleurs humanitaires doivent pouvoir mener à bien leur travail vital en toute sécurité et que les opérations d’aide doivent être intégralement financées.
« Mais soyons clairs : le financement à lui seul ne saurait remplacer la paix », a affirmé le Secrétaire général. « Une cessation immédiate des hostilités est essentielle. Les ingérences extérieures et les flux d’armes qui alimentent cette guerre doivent enfin cesser. Et une voie crédible doit s’ouvrir vers un processus politique inclusif, dirigé par des civils, qui reflète les aspirations du peuple soudanais ».
Lutter contre l’impunité
Pour sa part, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a souligné la nécessité « d’une action conjointe urgente pour amener les responsables à rendre des comptes ». « C’est le seul moyen de mettre fin à la violence et de prévenir de nouvelles atrocités ».
Son Bureau « a proposé un ensemble de mesures de confiance fondées sur les droits de l’homme, qui font de la reddition des comptes une composante centrale de toute voie vers la paix ». Ces mesures ont été communiquées aux parties au conflit, aux États Membres clés et à d’autres acteurs.
M. Türk a déclaré que « derrière les destructions au Soudan se cache un réseau complexe d’intérêts stratégiques et économiques — ainsi que des profits colossaux ».
Les parties belligérantes « exploitent l’or, le bétail et la gomme arabique du pays pour financer leur guerre », tandis que « des puissances extérieures fournissent des systèmes d’armement sophistiqués et des financements, tout en promouvant leurs propres agendas ».
Il a exhorté tous les pays à respecter pleinement l’embargo sur les armes au Darfour, à cesser les transferts d’armes et à saisir la Cour pénale internationale (CPI) de la situation au Soudan.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
To submit your press release: (https://www.globaldiasporanews.com/pr).
To advertise on Global Diaspora News: (www.globaldiasporanews.com/ads).
Sign up to Global Diaspora News newsletter (https://www.globaldiasporanews.com/newsletter/) to start receiving updates and opportunities directly in your email inbox for free.




























