« L’ONU n’est pas seulement une plateforme, c’est une promesse », a déclaré le chef de l’ONU, mercredi, lors d’une conférence de presse, appelant les États à rester fidèles aux principes de la Charte des Nations Unies.

Il a placé la désescalade au Moyen-Orient en tête de ses priorités. « La désescalade doit être la priorité numéro un, numéro deux et numéro trois », a-t-il martelé, appelant toutes les parties à cesser les actions qui mettent les civils en danger et à garantir l’accès humanitaire.

Il a également demandé le rétablissement et le respect des droits et libertés de navigation autour des détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb, conformément au droit international.

Gaza et Ukraine

Dans un Moyen-Orient en plein bouleversement, António Guterres a insisté sur la souffrance persistante du peuple palestinien, à Gaza comme en Cisjordanie.

Le plan de paix pour Gaza doit être « pleinement mis en œuvre », avec une aide humanitaire sans restriction, a-t-il affirmé. Il a également appelé à mettre fin à « l’annexion rampante » de la Cisjordanie, soulignant qu’« il n’y aura pas de paix au Moyen-Orient sans la réalisation de la solution à deux États ».

Concernant l’Ukraine, il a appelé à un cessez-le-feu immédiat, première étape, selon lui, vers une paix « juste, durable et globale », conforme à la Charte de l’ONU, au droit international et aux résolutions pertinentes des Nations Unies.

L’IA, nouvelle frontière

Mais c’est aussi sur l’intelligence artificielle que le Secrétaire général a voulu donner l’alerte.

L’IA offre « un potentiel énorme » pour accélérer le développement durable, améliorer l’éducation, renforcer les systèmes de santé et accroître la résilience climatique. Mais, a-t-il averti, son développement avance plus vite que notre compréhension de ses risques.

Les gouvernements doivent prendre leurs responsabilités, a-t-il insisté. Car « l’IA ne s’arrête pas aux frontières – et ses risques non plus ».

Pour António Guterres, des pauses volontaires, isolées et impossibles à vérifier ne suffiront pas. Il faut une coopération internationale et des garde-fous permettant de rendre l’IA « sûre, transparente et responsable », tout en plaçant la dignité humaine au centre.

« Le monde ne peut pas se permettre une course au moins-disant sur la sécurité de l’IA », a-t-il averti.

À l’approche de la semaine de haut niveau, le Secrétaire général, qui achève son mandat à la fin de l’année, a ainsi placé la coopération internationale au cœur de son message, face à trois menaces existentielles : « une intelligence artificielle hors de contrôle, la crise climatique et l’aggravation intolérable des inégalités ».

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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