« À eux seuls, les mois d’avril à juin ont concentré plus de 3.000 cas, dont plus de 1.000 pour le seul mois de juin », a indiqué mercredi Farhan Haq, le porte-parole adjoint du Secrétaire général de l’ONU, en citant les données du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Des viols, souvent collectifs

Plus de deux tiers des cas recensés au cours des six premiers mois de l’année sont des viols, dont de nombreux viols collectifs qui seraient perpétrés par des groupes armés. Plus de la moitié des survivantes étaient des personnes déplacées.

© OCHA/ Giles Clarke
Une mère qui a fui son domicile en raison de la violence des gangs vit désormais dans un refuge aménagé dans une ancienne salle paroissiale à Port-au-Prince.

« Près de 70 % des cas enregistrés au cours des six derniers mois sont des viols, dont beaucoup de viols collectifs, qui seraient perpétrés par des groupes armés », a précisé M. Haq.

Les ressources disponibles permettent à certaines survivantes d’accéder à des soins médicaux, à un accompagnement psychosocial ainsi qu’à des services de protection, notamment des espaces sûrs destinés aux femmes et aux filles. Les besoins continuent toutefois de dépasser largement les capacités actuelles.

Des besoins immenses, des moyens limités

Près de 1,5 million de personnes sont aujourd’hui déplacées à l’intérieur d’Haïti. Par ailleurs, plus de 140.000 Haïtiens ont été renvoyés de force dans le pays entre janvier et juin 2026, souvent sans documents d’identité ni ressources, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

© UNICEF/UNI701782/Jean
Jeunes femmes soutenues par le projet « Espas mwen », qui soutient les femmes et les filles contre la violence liée au sexe, lancé par l’UNICEF sur le site de déplacement de l’école Jean Marie Césard, à Port-au-Prince.

Les Nations Unies et leurs partenaires poursuivent leur assistance aux personnes les plus vulnérables, notamment en facilitant l’obtention de documents d’état civil et en fournissant des informations sur les droits et les services disponibles.

« Malgré des conditions opérationnelles extrêmement difficiles, nous continuons de fournir des services essentiels de protection avec nos partenaires, notamment une aide pour l’obtention de documents d’état civil ainsi que des informations sur les droits et les services disponibles », a déclaré M. Haq.

Il a toutefois averti que « l’insécurité, les restrictions d’accès et le manque de financements continuent de limiter la portée de l’aide humanitaire », alors même que les besoins ne cessent de croître.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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