Alors que Washington et Téhéran semblaient, selon la presse, s’approcher d’un accord destiné à prolonger le cessez-le-feu conclu en avril entre les deux pays et entamer des négociations de paix sur le nucléaire iranien, l’armée israélienne a frappé dimanche des positions dans la capitale libanaise présentées comme étant liées au Hezbollah. 

L’attaque, menée à Dahiya, bastion historique du mouvement chiite libanais soutenu par l’Iran, aurait fait au moins trois morts et 16 blessés, selon les autorités sanitaires libanaises.

Une frappe au pire moment

La réaction des Nations Unies n’a pas tardé. Dans une déclaration, le Secrétaire général, António Guterres, a condamné « avec force » les frappes israéliennes sur Beyrouth.

« Les frappes ont eu lieu malgré le cessez-le-feu et à un moment où les États-Unis et la République islamique d’Iran sont censés parvenir à un accord qui ouvrirait la voie à un règlement pacifique de ce conflit », a-t-il déclaré.

Le chef de l’ONU souligne ainsi le risque qu’une nouvelle escalade militaire compromette le processus diplomatique engagé pour mettre fin à la guerre déclenchée à la fin février, lorsque les États-Unis et Israël ont bombardé des installations militaires et nucléaires iraniennes. Téhéran a ensuite riposté par une série d’attaques visant les intérêts américains dans la région du Golfe persique.

Depuis plusieurs jours, les médias internationaux évoquent un projet d’accord prévoyant notamment la réouverture du détroit d’Ormuz, artère essentielle du commerce énergétique mondial, la levée du blocus américain sur les ports iraniens et la prolongation de la trêve conclue au printemps. Les questions les plus sensibles liées au programme nucléaire iranien, aux sanctions économiques et à l’architecture de sécurité régionale seraient renvoyées à des négociations ultérieures.

L’économie mondiale en ligne de mire

Pour António Guterres, l’enjeu dépasse largement le Liban ou même les relations entre Washington et Téhéran. 

« Ce conflit a un impact dévastateur sur l’économie mondiale », a-t-il rappelé dimanche.

Depuis le début de la guerre, les perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transitent environ un quart du commerce mondial de pétrole acheminé par voie maritime, ainsi que d’importants volumes de gaz naturel liquéfié et d’engrais, ont entraîné une hausse du prix des transports et des denrées alimentaires à travers le globe.

Conscient de la fragilité du moment, le chef de l’ONU a lancé un ultime appel : « J’exhorte toutes les parties à faire preuve du maximum de retenue à ce moment crucial ».

Une formule qui résume l’état des négociations : suffisamment avancées pour nourrir l’espoir d’un accord, mais encore assez vulnérables pour être remises en cause par le moindre regain de violence sur les différents fronts du conflit.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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