Selon la FINUL, les mouvements de véhicules blindés, les travaux de génie militaire et les opérations de démolition menés par l’armée israélienne demeurent soutenus. Entre minuit et 16 heures, 26 violations de l’espace aérien libanais par l’armée israélienne ont été recensées, ainsi qu’une frappe aérienne. Deux navires israéliens ont également été signalés dans les eaux territoriales libanaises au large de Naqoura.

L’ONU note par ailleurs une hausse progressive des activités militaires depuis le début de la semaine. Mercredi, 312 trajectoires de projectiles ont été enregistrées, dont 291 attribuées à l’armée israélienne et 21 au Hezbollah. La veille, 185 incidents de tirs en provenance de positions israéliennes avaient été observés.

Après l’annonce ce week-end d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran pour mettre fin au conflit qui les oppose, la violence avait nettement diminué dans le sud du Liban, où s’affrontent Israël et le Hezbollah pro-iranien. Le nombre de trajectoires de projectiles était passé de 705 dimanche à 174 lundi. 

Des familles retournent chez elles

En dehors de la zone d’opérations de la FINUL, des frappes israéliennes auraient visé plusieurs localités, notamment Nabatiyé, Saïda et Jezzine. Une attaque contre un véhicule à Choukine aurait fait quatre morts et plusieurs blessés.

Malgré l’insécurité persistante, des milliers de familles continuent de rentrer dans le sud du pays, a déclaré le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse à New York.

Plus de 4.000 familles seraient revenues dans le gouvernorat de Nabatiyé depuis le 12 juin.

© UNICEF/Rami Nader
Un petit garçon et sa famille arrivent à la frontière syrienne après avoir fui Beyrouth.

Une enfance en détresse

De son côté, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) rappelle les conséquences profondes du conflit sur les enfants du Liban qui vivent depuis plus de trois mois des expériences qu’aucun enfant ne devrait jamais avoir à endurer. 

« Beaucoup ont fui leur foyer à plusieurs reprises, ont été témoins directs de violences, ont perdu des proches », a déclaré dans un communiqué, Marco Luigi Corsi, Représentant de l’UNICEF au Liban.

Après plus de 100 jours d’intensification des hostilités – depuis le 2 mars -, 247 enfants ont été tués et 992 blessés. « Derrière ces chiffres se cachent des vies fauchées ou bouleversées à jamais, ainsi que des familles confrontées à des pertes immenses, à des traumatismes et à l’incertitude », a ajouté M. Corsi.

Au-delà des enfants tués et mutilés, c’est toute une génération d’enfants qui a vu son enfance bouleversée.  Une destruction généralisée persiste dans de vastes régions du pays, touchant les habitations, les écoles et les services essentiels – notamment les réseaux d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène -, ce qui aggrave encore davantage des besoins humanitaires déjà criants. 

Plus de 770.000 enfants subissent une détresse accrue due à une exposition répétée à la violence, à la perte de proches et au déplacement. Beaucoup ne peuvent toujours pas rentrer chez eux en raison des combats qui se poursuivent et de la menace que représentent les munitions non explosées. 

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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