La juriste sud-africaine a été récompensée «pour ses efforts en faveur de la paix et du droit international», a indiqué dans un communiqué, le Comité Nobel norvégien.

Le comité a indiqué avoir décerné ce prix « à une personne qui, avec un courage et une intégrité exceptionnels, a ouvert la voie vers un ordre juridique mondial plus complet », soulignant que Mme Pillay « a joué un rôle déterminant pour garantir que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide fassent l’objet de poursuites ».

Une consécration pour les droits humains

À l’annonce de la nouvelle, l’actuel Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a chaleureusement félicité celle qu’il a qualifiée de « grande sœur ».

« Dire que ce prix est amplement mérité est un euphémisme, et surtout à une époque où les droits de l’homme sont attaqués sur tant de fronts, y compris par ceux qui exercent un pouvoir considérable, cette distinction revêt une signification particulièrement forte », a-t-il déclaré à Genève.

Selon M. Türk, cette consécration survient à une époque où les droits de l’homme sont attaqués sur tant de fronts, y compris par ceux qui exercent un pouvoir considérable. 

« C’est donc un prix décerné à tous ceux qui, partout dans le monde, consacrent leur vie à la défense des droits de l’homme, souvent au péril de leur sécurité. »

Il l’a qualifié de « reconnaissance, de réaffirmation du fait que les droits de l’homme, l’État de droit, la justice et la responsabilité sont fondamentaux pour tout : pour la paix, la sécurité et la prospérité. »

UN Photo/Isaac Billy
La Haut-Commissaire des ONU aux droits de l’homme, Navi Pillay, lors d’une visite en avril 2014 à Bor, au Soudan du Sud (Archives).

Une défenseuse des droits de l’homme de longue date

Mme Pillay a occupé le poste de Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme de septembre 2008 à août 2014, mais sa carrière s’étend sur plus de 50 ans – de la lutte contre l’apartheid dans son pays natal à la défense des civils dans les zones de conflit.

Elle a présidé la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies sur le territoire palestinien occupé et a été nommée juge au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) ainsi qu’à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.

Navanethem « Navi » Pillay est née en Afrique du Sud au sein d’une famille indienne tamoule et a été la première femme non blanche à ouvrir un cabinet d’avocate dans ce pays.

En tant qu’avocate, elle a assuré la défense de militants anti-apartheid, dénoncé la torture et contribué à faire respecter les droits fondamentaux des prisonniers de la tristement célèbre île de Robben.

« Un fil conducteur relie ses premiers travaux, lorsqu’elle défendait Nelson Mandela et d’autres opposants à l’apartheid, à son rôle de juge dans certaines des affaires judiciaires internationales les plus marquantes de notre époque », a déclaré le Comité Nobel.

De l’apartheid à la lutte contre le génocide et les violences sexistes

Dans une interview accordée en 2025 à UN News, Mme Pillay est revenue sur sa vie consacrée à la lutte pour les droits de l’homme, la justice et l’égalité.

« Je ne pensais pas que l’apartheid prendrait fin de mon vivant », se souvient-elle. « Alors, que s’est-il passé ? Nous avons bénéficié du soutien collectif de personnes du monde entier, y compris des enfants. Si nous pouvons y parvenir, nous pouvons mettre en place un meilleur système de protection des droits de l’homme. »

Son expérience dans la lutte contre l’apartheid a forgé sa conviction en matière de solidarité internationale, conviction qu’elle a mise au service de ses fonctions de juge au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), où elle a contribué à établir des précédents juridiques novateurs dans la lutte contre le génocide et les violences sexistes.

En tant que Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, elle a continué à défendre la participation de la société civile et la prise en compte de la voix des victimes dans l’élaboration des normes mondiales en matière de droits de l’homme.

« À ses débuts, l’ONU n’était qu’un club réservé aux États », a-t-elle déclaré à UN News. « Tout ce dont nous disposons aujourd’hui pour la protection des droits de l’homme n’est pas le fruit d’une prise de conscience soudaine des États. Cela résulte de la pression exercée par la société civile. C’est pourquoi j’accorde tant d’importance à ces institutions. »

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

To submit your press release: (https://www.globaldiasporanews.com/pr).

To advertise on Global Diaspora News: (www.globaldiasporanews.com/ads).

Sign up to Global Diaspora News newsletter (https://www.globaldiasporanews.com/newsletter/) to start receiving updates and opportunities directly in your email inbox for free.