S’exprimant à l’ouverture du Forum 2026 du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) consacré au financement du développement, António Guterres a salué l’« Engagement de Séville », adopté l’an dernier, comme un tournant pour le multilatéralisme. « Les États Membres ont choisi de présenter un front uni, de surmonter les divisions géopolitiques et de définir ensemble la voie à suivre », a-t-il déclaré.
Mais le contexte s’est rapidement assombri. Le chef de l’ONU a décrit un monde « plongé dans la tourmente », marqué par des conflits persistants et aggravé par la récente escalade au Moyen-Orient. « Nous constatons en temps réel les répercussions de la guerre sur le prix du carburant, des engrais et des denrées alimentaires, ainsi que sur le commerce, les transports et le tourisme », a-t-il averti.
L’escalade au Moyen-Orient a des conséquences dévastatrices sur les civils et leurs moyens de subsistance, avec des répercussions à l’échelle mondiale. Sur cette photo, des réfugiés dans un camp en Ouganda.
L’aide internationale diminue
Ces chocs successifs pèsent lourdement sur les finances publiques des pays en développement, déjà fragilisés par une dette croissante et un accès limité aux investissements. Dans le même temps, l’aide internationale diminue, tandis que les dépenses militaires « montent en flèche ». « Les gouvernements consacrent davantage de moyens aux instruments de mort qu’aux fondements du développement et de la paix », a-t-il déploré.
Le déficit de financement pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) dépasse désormais 4.000 milliards de dollars par an, un gouffre qui continue de se creuser.
Face à cette situation, le Secrétaire général a appelé à des mesures concrètes autour de trois priorités. D’abord, renforcer les mécanismes de financement, notamment en augmentant la capacité des banques multilatérales de développement et en développant les financements mixtes public-privé. Il a également insisté sur la mobilisation des ressources nationales et la lutte contre les flux financiers illicites.
Réforme le système financier international
Ensuite, il a plaidé pour une refonte de l’architecture de la dette afin qu’elle serve les pays en développement. Parmi les avancées récentes, il a cité le lancement d’une plateforme destinée à donner davantage de poids aux pays emprunteurs et des initiatives visant à promouvoir des pratiques d’emprunt responsables et à améliorer les mécanismes d’allégement de la dette.
Enfin, il a appelé à une réforme en profondeur du système financier international, jugé « dépassé » et insuffisamment représentatif des réalités économiques actuelles. « La gouvernance économique mondiale doit devenir plus inclusive, plus représentative, plus équitable et plus efficace », a-t-il insisté.
Au-delà des chiffres, le Secrétaire général a rappelé que le financement du développement est avant tout une question de dignité humaine : nourrir les populations, éduquer les jeunes, renforcer les systèmes de santé et offrir de réelles perspectives d’avenir.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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