À l’occasion de la Journée internationale contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie, célébrée le 17 mai, le chef de l’ONU a dénoncé des « efforts concertés » visant, dans plusieurs pays, à remettre en cause les protections accordées aux communautés LGBTIQ+.
« Pour la première fois depuis des années, le nombre de pays criminalisant les relations sexuelles consensuelles entre personnes de même sexe a augmenté », a-t-il averti dans un message publié pour cette journée internationale.
Selon lui, lorsque les droits fondamentaux sont fragilisés, les personnes LGBTIQ+ figurent souvent parmi les premières ciblées. « Elles sont désignées comme boucs émissaires et exposées à des risques accrus pour leur sécurité, leur santé et leur bien-être », a-t-il souligné.
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a également appelé les gouvernements à abolir les lois criminalisant les relations entre personnes de même sexe et à renforcer la lutte contre les discriminations et les campagnes de haine en ligne.
Des avancées fragiles
Malgré ce contexte préoccupant, certaines avancées ont été enregistrées ces derniers mois.
Des pays comme Sainte-Lucie et le Botswana ont dépénalisé les relations sexuelles consensuelles entre personnes du même sexe. Au Népal, la première femme parlementaire transgenre a été élue, tandis qu’en Hongrie une juridiction européenne a condamné les restrictions visant les contenus LGBTIQ+ destinés aux enfants.
Mais dans de nombreux pays, les relations homosexuelles restent criminalisées, parfois passibles de la peine de mort.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme cite notamment le Burkina Faso, qui a adopté une loi criminalisant les relations entre personnes de même sexe, ainsi que le Sénégal, où les peines de prison pour actes homosexuels ont récemment été portées à dix ans.
M. Türk a aussi alerté sur la multiplication des discours politiques hostiles et des abus en ligne visant particulièrement les personnes transgenres. Il a également dénoncé les réductions de financements touchant les organisations de la société civile, qui privent de nombreuses communautés vulnérables de services essentiels.
Pour António Guterres, la défense des droits des personnes LGBTIQ+ est indissociable des principes démocratiques. « Chaque personne doit pouvoir vivre à l’abri de la peur et participer, sur un pied d’égalité, à la vie de la société », a-t-il rappelé.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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