Ces trois initiatives ont été mises à l’honneur par la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), dans le cadre de ses World Restoration Flagships (projets phares de la restauration mondiale).

Ensemble, elles visent à restaurer près de cinq millions d’hectares d’ici à 2030, soit une superficie équivalente à près de sept millions de terrains de football.

« Ces programmes montrent que la restauration fonctionne », souligne Yasmine Fouad, Secrétaire exécutive de la CNULCD. « Ils démontrent qu’investir dans la nature renforce la résilience, soutient les moyens de subsistance et apporte des bénéfices concrets aux populations et aux communautés ».

Les trois initiatives ont été distinguées à l’occasion de la Conférence des Etats parties (COP17) de la CNULCD, qui s’est tenue du 17 au 28 août en Mongolie.

La dégradation des terres, la sécheresse et la perte des écosystèmes ne sont plus de simples préoccupations environnementales. Elles constituent des enjeux fondamentaux pour la sécurité alimentaire, la sécurité hydrique et la stabilité économique, selon Mme Fouad.

L’ONU s’est fixé pour objectif mondial de restaurer un milliard d’hectares de terres dégradées d’ici à 2030.

Voici quelques-uns des résultats déjà obtenus par les trois initiatives.

Brésil : sauver la savane la plus riche en biodiversité au monde

Le Cerrado couvre environ un quart du territoire brésilien et constitue la savane tropicale la plus riche en biodiversité au monde. Mais il a perdu plus de la moitié de sa végétation indigène sous l’effet de la conversion des terres à grande échelle et du changement climatique, compromettant les droits des peuples autochtones, la production alimentaire et la disponibilité de l’eau.

L’initiative Restoring Brazil’s Cerrado Savannah réunit plus de 180 partenaires autour de projets menés dans neuf États brésiliens, qui font appel à la régénération naturelle, au semis direct, à la restauration et à l’agroforesterie utilisant des espèces indigènes.

À ce jour, plus de 27.000 hectares ont été placés en restauration et des semences de plus de 150 espèces végétales indigènes ont été utilisées dans ces activités.

L’objectif global est de restaurer deux millions d’hectares d’ici à 2030.

Arabie saoudite : restaurer les paysages arides

© PNU/Todd Brown
Des pépiniéristes se préparent à transporter des arbres à Riyad, en Arabie saoudite.

L’Arabie saoudite s’est fixé pour objectif national de restaurer 40 millions d’hectares d’ici à 2100, notamment des pâturages, des forêts, des déserts, des zones urbaines et des écosystèmes côtiers, et de planter 10 milliards d’arbres d’ici à la même échéance.

Le Programme national de verdissement contribue déjà à cet objectif : un million d’hectares de terres dégradées ont été placés en restauration et 159 millions d’arbres ont été plantés.

Les activités comprennent le reboisement, la régénération naturelle, le pâturage contrôlé, la réintroduction d’espèces sauvages indigènes, la collecte des eaux de pluie et l’utilisation d’eaux usées traitées pour soutenir la restauration dans les régions où l’eau est rare.

D’ici à 2030, l’objectif est de restaurer 2,5 millions d’hectares et de planter 215 millions d’arbres, ce qui pourrait générer jusqu’à 187.000 emplois et améliorer la qualité de l’air dans les villes.

Sahel : restaurer les terres et renforcer la sécurité alimentaire

© PNUE/ Malachie Nabbi
Une agricultrice s’occupe de ses jeunes plants dans un champ à Mongo, au Tchad.

Dans l’ensemble du Sahel, les conflits, la dégradation des terres, la sécheresse et le changement climatique exercent une pression croissante sur les écosystèmes et les communautés. Mais depuis 2018, l’Initiative intégrée pour la résilience au Sahel a renforcé la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de plus de quatre millions de personnes, en réhabilitant plus de 335.000 hectares de terres et en contribuant à améliorer la production agricole.

Pilotée par le Programme alimentaire mondial (PAM), l’initiative couvre le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie et le Niger, où elle a déjà enregistré des résultats.

À ce jour, le suivi montre que 75 % des sites du programme consacrés à la résilience ont enregistré une amélioration de l’état des sols et de la végétation. Dans ces zones, le nombre de ménages ayant besoin d’une aide humanitaire pendant la période de soudure a diminué d’environ 11 %.

D’ici à 2030, l’objectif est de restaurer 470.000 hectares, de renforcer la biodiversité et de séquestrer jusqu’à 20 millions de tonnes de CO₂.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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