Plus de trois ans après le déclenchement du conflit entre l’armée soudanaise et le groupe paramilitaire des Forces de soutien rapide (FSR), l’agence des Nations Unies pour l’enfance prévient que l’état de santé des enfants soudanais continuera de se dégrader tant qu’ils n’auront pas accès à des structures de soins suffisamment approvisionnées en médicaments et dotées d’un personnel formé.
Depuis le Kordofan du Sud, où il s’est rendu pour prendre la mesure de la situation, le représentant de l’Unicef dans le pays, Sheldon Yett, a vu des mères déplacées avec leurs nourrissons atteints de malnutrition grave se ruer dans les centres de nutrition spécialisés soutenus par son agence.
Des enfants à l’article de la mort
À l’hôpital d’Abujabayah, notamment, une unité accueille les cas les plus graves. Les enfants, parfois réduits à l’état de squelette, y restent au moins une semaine, souvent davantage, avant d’être suffisamment rétablis pour quitter l’hôpital.
« Ce sont des enfants qui ont fui la violence, qui ont fui des communautés coupées du monde à cause du conflit. Plus nous ouvrons de centres de santé, plus la demande semble augmenter », explique Sheldon Yett à ONU Info.
Selon lui, les mères parcourent souvent « des kilomètres et des kilomètres » à pied pour atteindre ces établissements, faute d’alternative.
Beaucoup d’entre elles arrivent après plusieurs jours de voyage, portant des enfants dont la survie dépend désormais des soins prodigués par l’Unicef et ses partenaires.
Une urgence qui dépasse les capacités humanitaires
Cet afflux constant illustre une réalité plus large. Les besoins humanitaires continuent de croître au Soudan à mesure que la guerre s’enlise.
Selon le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), près de 11 millions de Soudanais ont reçu au moins une forme d’assistance au cours du premier semestre de cette année. Cela représente environ 20 % de la population totale du pays.
Mais seule une personne sur six a pu bénéficier d’une aide réellement complète, combinant notamment soins de santé, alimentation, éducation, protection et autres services essentiels. Au total, 1,7 million de personnes ont reçu ce soutien multisectoriel.
La raison est connue : l’argent manque.
L’appel humanitaire lancé pour le Soudan n’est financé qu’à hauteur de 39 %, laissant d’immenses pans de la population sans assistance. Face à une crise qui ne cesse de s’aggraver, l’ONU exhorte une nouvelle fois les bailleurs à accroître leur soutien, faute de quoi des millions de Soudanais continueront d’être privés des services les plus élémentaires.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
To submit your press release: (https://www.globaldiasporanews.com/pr).
To advertise on Global Diaspora News: (www.globaldiasporanews.com/ads).
Sign up to Global Diaspora News newsletter (https://www.globaldiasporanews.com/newsletter/) to start receiving updates and opportunities directly in your email inbox for free.




























