Les autorités ukrainiennes font état d’au moins 18 morts et de près de 90 blessés, parmi lesquels plusieurs enfants, tandis que de vastes quartiers résidentiels ont été dévastés. Cette nouvelle offensive s’inscrit dans le cadre d’une intensification des bombardements de missiles et de drones russes contre les grandes villes ukrainiennes observée depuis plusieurs semaines.

Dans ce paysage chaotique, les agences des Nations Unies viennent en aide aux populations touchées.

« Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent pour tenter de secourir les personnes ensevelies sous les décombres d’immeubles d’habitation effondrés, parmi lesquelles une adolescente de 15 ans et sa famille », a déclaré Matthias Schmale, qui coordonne les opérations humanitaires de l’ONU dans le pays.

Dans un communiqué condamnant les bombardements, le responsable onusien souligne que de nombreux habitants de la capitale ukrainienne ont passé jusqu’à 11 heures dans des abris antiaériens ou réfugiés chez eux, « au son terrifiant de la guerre ».

Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a qualifié l’offensive d’« attaque la plus massive » menée par la Russie contre la ville. Les médias ukrainiens ont rapporté que plusieurs immeubles d’habitation ainsi qu’un hôtel avaient été incendiés, tandis que plusieurs quartiers ont dû être évacués.

Les secours également visés

Les frappes n’ont pas épargné les services de secours. Une station d’ambulances a été touchée, blessant plusieurs soignants et conducteurs d’ambulance et endommageant plusieurs véhicules d’urgence.

Selon Matthias Schmale, presque tous les secteurs de la capitale ont subi des dégâts. Des habitations, un hôtel, un marché ainsi que de nombreuses autres infrastructures civiles figurent parmi les bâtiments détruits ou endommagés.

Cette nouvelle attaque s’inscrit dans une dégradation continue de la situation des civils. Entre décembre 2025 et mai 2026, le nombre de victimes civiles en Ukraine a augmenté de 40 % par rapport à la même période un an plus tôt, selon la mission de surveillance des droits de l’homme des Nations Unies en Ukraine.

Un traumatisme qui s’enracine

« Les civils à Kyiv et dans le reste du pays ne devraient pas avoir à se préparer à une nouvelle attaque ; ils sont protégés par le droit international humanitaire », a rappelé M. Schmale.

Pour le responsable onusien, ces bombardements contre des zones densément peuplées s’inscrivent dans une « spirale meurtrière » qui ne cesse de se répéter. Dans le même temps, en Russie et en Crimée ukrainienne occupée, les médias font état d’une multiplication des attaques de drones attribuées aux forces ukrainiennes, qui ont perturbé des installations pétrolières et entraîné la fermeture temporaire des aéroports de Moscou.

Depuis le déclenchement de l’invasion russe à grande échelle, le 24 février 2022, les organisations humanitaires apportent une assistance d’urgence à près d’un million de personnes touchées par les bombardements. Cette aide comprend les premiers secours, un hébergement d’urgence, une assistance financière, des services de protection et un accompagnement psychologique.

« Les pertes humaines et la peur provoquées par cette attaque, comme par toutes les autres, aggravent le traumatisme psychologique que d’innombrables personnes doivent endurer », a déclaré Matthias Schmale. « Plus la guerre se prolonge, plus ces blessures invisibles se creusent ».

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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