Devant les membres du Conseil, l’Envoyé spécial adjoint pour la Syrie, Claudio Cordone, a évoqué des développements judiciaires qualifiés « d’une importance capitale » après des années de conflit.
« Nous constatons aujourd’hui que la justice, aussi tardive soit-elle, peut commencer à se concrétiser », a-t-il déclaré.
M. Cordone a notamment souligné qu’Atef Najib, ancien responsable sécuritaire syrien, a comparu le 10 mai devant un tribunal pour répondre des crimes commis à Daraa au début du soulèvement de 2011.
L’ancien Président déchu Bachar el-Assad et son frère Maher el-Assad sont également jugés par contumace dans cette affaire. Les accusations portent notamment sur la répression violente de manifestations pacifiques, les détentions arbitraires, la torture – y compris d’enfants – ainsi que des exécutions en détention.
Test décisif
L’Envoyé spécial adjoint a également mentionné l’arrestation, le 24 avril, d’Amjad Yusef, principal suspect du massacre de Tadamon perpétré en 2013, ainsi que celle de l’ancien général Adnan Abboud Hilweh, soupçonné d’implication dans l’attaque chimique de la Ghouta orientale la même année.
« La manière dont la Syrie traitera ces crimes constituera un test décisif de l’engagement du pays envers la justice et l’État de droit », a insisté M. Cordone.
Ces développements interviennent alors que plusieurs délégations du Conseil avaient récemment salué les efforts du gouvernement de transition syrien pour stabiliser le pays, tout en dénonçant les incursions répétées d’Israël sur le territoire syrien.
Une situation humanitaire alarmante
Sur le plan humanitaire, le tableau demeure cependant alarmant.
Le chef des affaires humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, a averti que près des deux tiers de la population syrienne, soit 15,6 millions de personnes, auront besoin d’une aide humanitaire cette année.
« Les progrès sont réels, mais fragiles. Nous avons besoin de votre soutien concret », a-t-il plaidé devant le Conseil.
Selon lui, les financements actuels ne permettront d’aider qu’environ la moitié des personnes dans le besoin.
La pression sur les opérations humanitaires continue par ailleurs de s’intensifier. Depuis le début du mois de mars, plus de 390.000 personnes ont franchi la frontière syrienne depuis le Liban, accentuant les besoins en nourriture, en abris et en services essentiels.
Tom Fletcher a également alerté sur les répercussions économiques régionales, notamment la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, qui provoque une hausse des prix des denrées alimentaires et du carburant dans un pays déjà exsangue.
« Si nous ne parvenons pas à financer… la transition vers le relèvement et la stabilité, les lacunes d’aujourd’hui risquent de se transformer en crises irréversibles demain », a-t-il averti.
POUR EN SAVOIR PLUS, lire ci-dessous, la couverture de la réunion qui a été assurée en direct par l’équipe de la Section de la Couverture des réunions des Nations Unies.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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