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Les interventions du Groupe socialiste à la Chambre des conseillers se sont focalisées essentiellement autour de la problématique de plus en plus alarmante de la pénurie d’eau et des perspectives de l’industrie automobile au Maroc.

Ainsi, le conseiller Ismail Al Alaoui, membre dudit Groupe parlementaire ittihadi, a adressé au ministre de l’Industrie et du Commerce une question circonstancielle au sujet des perspectives escomptées de l’industrie automobile dans notre pays.

Ensuite, réagissant à la réponse du responsable gouvernemental, il a indiqué que le secteur de l’industrie automobile au Maroc a connu ces dernières années une large mutation qualitative, ayant réussi à attirer de grands groupements industriels étrangers venus investir dans le système de l’industrie automobile mettant à profit la position géographique et stratégique de notre pays et sa proximité avantageuse de leurs marchés. De ce fait, a-t-il précisé, le Maroc est parvenu, d’ores et déjà à produire 700 mille voitures annuellement dont la moitié est exportée et aspire à augmenter la production de ce secteur pour atteindre un million de voitures à l’horizon de l’an 2025.

Le parlementaire ittihadi a indiqué à ce propos qu’en revanche, la valeur ajoutée industrielle réalisée au Maroc est aussitôt exportée vers d’autres pays du fait que notre pays ne dispose pas d’un produit national portant un logo industriel en l’absence de l’expertise technologique requise.

A cet effet, a-t-il développé, le gouvernement est appelé à œuvrer au développement des métiers liés à l’ingénierie de l’industrialisation automobile dans l’objectif de maîtriser amplement les chaînes de production relatives aux fabriques intelligentes de la catégorie de la quatrième génération 4.0 et de bien prendre le contrôle des moyens et modes de production intelligents à même de promouvoir le domaine de l’innovation et de la créativité dans le secteur de l’industrie automobile.

Par ailleurs, le conseiller Ismaïl Al  Alaoui a mis l’accent sur la nécessité opportune de la mise en place d’un système  de formation professionnelle intégrée permettant d’augmenter les capacités de la main-d’œuvre nationale dans la perspective de développer une expertise nationale en matière de savoir-faire local dans les domaines de l’ingénierie et de l’industrialisation automobile en évitant de se contenter d’importer les matières premières et les composantes d’assemblage des pièces et moteurs de véhicules.

Abdesslam Belkchour
L’approche adoptée «nous motive en tant que Groupe socialiste à escompter de grands espoirs d’autant plus que c’est là une approche ambitieuse à même de dépasser tous les obstacles, pourvu qu’on en entreprenne une mise en œuvre scientifique et minutieuse » 

De même qu’il est important, a-t-il souligné, d’élaborer un programme de formation professionnelle se rapportant à l’industrialisation de ces éléments dans des centres locaux spécialisés consacrant l’innovation et la créativité et motivant l’émergence de produits purement nationaux, tout en incitant les investisseurs dans ce secteur vital à mettre à profit le volet d’ingénierie et celui de la transmission des performances industrielles à seule fin de promouvoir le produit marocain.

Le parlementaire usfpéiste a, en outre, recommandé de diversifier les partenariats ayant trait au domaine de l’industrie automobile via l’ouverture sur des continents autres que l’Europe pour réduire les aléas de la dépendance, particulièrement la problématique des pertes d’emplois dans le cas de retrait de l’investisseur européen.

Tout cela, souligne le membre du Groupe socialiste à la Chambre des conseillers, est tributaire de la mise en place d’un système industriel intégral, qui, quant à lui, ne peut prendre forme que, par la mise à la disposition des investisseurs et acteurs concernés de l’assiette foncière requise et par la facilitation de l’accès aux financements nécessaires relatifs à l’investissement productif sans oublier la valorisation de la formation professionnelle appliquée en matière d’activités de la fabrique intelligente…

D’autre part, abordant une question d’une importance conjoncturelle cruciale, à savoir la pénurie inquiétante d’eau, le conseiller ittihadi Abdesslam Belkchour a souligné que la faiblesse des précipitations pluviométriques et leur irrégularité sur le plan aussi bien des saisons que de l’espace sont considérées comme la plus importante contrainte qu’affronte le Maroc.

C’est en tout état de cause, a-t-il rappelé, que la politique hydrique de l’Etat, au lendemain de l’indépendance, s’est appuyée sur deux leviers essentiels, à savoir la construction des barrages et la rationalisation des réseaux de distribution pour l’accès à cette matière vitale de la population, des agriculteurs et des structures industrielles et touristiques, d’une part, et le développement des réseaux de la voirie en milieu urbain, de l’autre.

Ismail Al Alaoui
Le gouvernement est appelé à œuvrer au développement des métiers liés à l’ingénierie de l’industrialisation automobile dans l’objectif de maîtriser amplement les chaînes de production relatives aux fabriques intelligentes de la catégorie de la quatrième génération 4.0

Or, malencontreusement, a fait observer le conseiller Belkchour, la croissance démographique et le changement climatique sont venus accentuer la complexité de la situation en dressant d’autres grands défis traduits notamment par le recul du taux de remplissage des barrages du fait de l’entretien irrégulier et sporadique de ces infrastructures et de la régression de la pluviométrie en sus de la multiplication du rythme des inondations, tout cela parallèlement à l’usage excessif des ressources hydriques pénalisant le volume des nappes phréatiques (…)

Là-dessus, le parlementaire ittihadi a mis en avant que l’approche adoptée quant  à l’élaboration d’un programme national d’approvisionnement en eau potable et en eau d’irrigation 2020-2027 qui s’articule autour de cinq axes principaux, à savoir le développement de l’offre hydrique, en particulier via l’édification des barrages, la gestion de la demande et la valorisation de l’eau, notamment dans le secteur agricole, la consolidation de l’approvisionnement en eau potable en milieu rural, la réutilisation des eaux usées traitées dans l’arrosage des espaces verts et la communication et la sensibilisation en vue de l’ancrage de la prise de conscience de l’importance de la préservation et la rationalisation des ressources hydriques, tout cela «nous motive en tant que Groupe socialiste à escompter de grands espoirs d’autant plus que c’est là une approche ambitieuse à même de dépasser tous les obstacles, pourvu qu’on en entreprenne une mise en œuvre scientifique et minutieuse ».

Et de développer que les études nationales ont permis d’établir un diagnostic global de la situation hydrique que vit notre pays, de même que les rapports des institutions internationales et les expériences fructueuses de nombre de pays pourraient nous aider à esquisser les grands traits d’une stratégie à même d’atteindre les objectifs tracés, et ce à travers l’implication des différents secteurs concernés en vue d’asseoir une gouvernance intégrée et totalement responsable, tant dans le secteur public que dans le privé, voire également en associant les institutions de la société civile (…).

 Rachid Meftah

Source of original article: Libération (www.libe.ma).
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