Dans les districts touchés, les réseaux d’approvisionnement en eau ont été endommagés et de nombreuses toilettes et installations sanitaires ont été détruites ou détériorées. Ces conditions font craindre une hausse des maladies d’origine hydrique et des infections.

« Dans ces districts, tous les parents font désormais le même calcul plusieurs fois par jour : où puis-je trouver de l’eau et est-elle sans danger pour mon enfant ? », a déclaré Alice Akunga, représentante de l’UNICEF au Népal.

Un risque accru de maladies

Des milliers de familles déplacées vivent dans des communautés d’accueil ou des centres de regroupement, souvent dans des conditions de surpeuplement qui compliquent le respect des règles d’hygiène.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a averti cette semaine que les inondations, les déplacements de population, la promiscuité et les eaux stagnantes pouvaient accroître le risque de maladies transmissibles, notamment la dengue et le typhus des broussailles.

« Le risque de maladies d’origine hydrique augmente rapidement dans ces conditions, mais il est possible de les prévenir », a insisté Mme Akunga.

L’UNICEF a déjà acheminé des fournitures d’eau, d’assainissement et d’hygiène pour environ 19 000 personnes dans les districts de Rasuwa et de Nuwakot, parmi les zones les plus durement touchées.

Plus de 3 800 kits d’hygiène, 3 300 jerricans pliables de 10 litres, 3 500 seaux, 3 500 gobelets d’un litre, 4 000 flacons de solution de traitement de l’eau et plus de 1 000 bâches ont notamment été distribués.

Les équipes de l’UNICEF collaborent également avec les autorités et les partenaires humanitaires pour renforcer la surveillance des maladies, promouvoir l’hygiène et prévenir les épidémies.

© PAM
Une femme transporte de la nourriture fournie par l’ ONU à Dhading, dans le nord du Népal.

Des écoles détruites

La catastrophe, qui a eu lieu le mercredi 26 août à la frontière entre le Népal et la Chine et fait plus de 1200 morts et des milliers de disparus, a également endommagé des infrastructures essentielles, notamment des routes, des ponts, les réseaux de télécommunications et les systèmes d’approvisionnement en eau, compliquant l’accès aux communautés et l’acheminement de l’aide.

Au moins 19 écoles ont été endommagées, dont huit totalement détruites et huit partiellement, selon l’UNICEF. Plus de 10 000 enfants d’âge scolaire ont besoin d’un soutien psychosocial immédiat et d’un accès à des espaces d’apprentissage sûrs.

« Avant tout cela, je passais la majeure partie de mon temps à l’école et je retrouvais mes amis pendant mon temps libre », a récemment confié à l’agence Swostik Paudel, un adolescent de 14 ans originaire de Nuwakot. « Nous jouions surtout au football. »

Désormais hébergé avec sa famille dans un centre d’accueil, il tente de conserver un semblant de normalité.

« Certains enfants ont apporté un ballon de football ici », a-t-il raconté. « Même s’il est crevé, on se le passe. Des amis organisent aussi des matchs. »

Reconstruire pour résister

À mesure que l’accès aux zones touchées s’améliore, l’UNICEF prévoit d’intensifier la fourniture d’eau d’urgence, les solutions de traitement de l’eau à domicile et les contrôles de qualité de l’eau. Des sanitaires et des dispositifs temporaires de lavage des mains seront également installés, tandis que des kits d’hygiène, notamment pour l’hygiène menstruelle, seront distribués.

Pour l’UNICEF, l’urgence ne s’arrêtera toutefois pas avec le rétablissement des services de base.

Mme Akunga a souligné que le retour à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement « ne se fait pas en une semaine ».

Les réseaux d’eau, canalisations, pompes, toilettes et autres infrastructures endommagées devront être réparés et reconstruits pour mieux résister aux prochaines inondations.

« Nous devons rendre les communautés plus sûres et plus résilientes », a-t-elle déclaré. « Sinon, nous aurons la même conversation après la prochaine catastrophe, et ce sont encore une fois les enfants qui en paieront le prix. »

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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