Financé par Gavi, l’Alliance du vaccin, et coordonné par le Groupe international de coordination (ICG) pour l’approvisionnement en vaccins, le dispositif associe l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’UNICEF, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et Médecins sans frontières (MSF), explique un communiqué de presse conjoint.
L’objectif est de garantir un accès rapide et équitable aux vaccins, quel que soit le niveau de ressources des pays confrontés à une flambée.
« Durant l’épidémie de mpox de 2022, les pays à faible revenu ont été laissés pour compte en matière d’accès aux vaccins », a rappelé Sania Nishtar, directrice générale de Gavi. Selon elle, « tout pays dans le monde – et pas seulement ceux qui ont les moyens de payer le plus – devrait pouvoir utiliser cet outil pour sauver des vies ».
Les enfants sont particulièrement vulnérables au mpox. Sur cette photo, un enfant affecté par la maladie en République démocratique du Congo (photo d’archives).
Deux tiers des cas en Afrique
Le mpox continue de provoquer des flambées à travers le monde, avec environ deux tiers des cas signalés en Afrique. Entre le 1er janvier 2022 et le 31 juillet 2026, 145 pays et territoires ont déclaré 190.683 cas confirmés et 529 décès.
Cette maladie virale se transmet principalement par contact physique étroit entre personnes. La transmission de l’animal à l’être humain continue également de se produire dans certaines régions d’Afrique, entretenant le risque de nouvelles flambées.
Le mpox peut entraîner une maladie grave, en particulier chez les enfants et les personnes dont le système immunitaire est affaibli. La vaccination permet de réduire le risque d’infection et de formes sévères, tout en contribuant à freiner plus rapidement la propagation du virus.
« Le mpox peut être dévastateur pour les enfants – non seulement par ses effets physiques, mais aussi en raison de la stigmatisation, des interruptions de scolarité et de la peur qui peuvent accompagner leur isolement », a souligné Catherine Russell, Directrice générale de l’UNICEF.
Tirer les leçons des précédentes flambées
Le nouveau stock s’appuie sur le mécanisme d’accès et d’allocation mis en place en 2024, lors de la dernière urgence de santé publique de portée internationale liée au mpox.
Pour le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, ce dispositif constitue « une étape importante vers une approche plus durable et équitable » de la riposte aux flambées.
Le stock mondial sera géré selon un modèle déjà utilisé par l’ICG pour d’autres vaccins d’urgence, notamment contre le choléra, la méningite, la fièvre jaune et la maladie à virus Ebola.
Créé en 1997 à la suite de graves flambées de méningite en Afrique, l’ICG vise à garantir que les vaccins d’urgence puissent être déployés rapidement là où ils sont le plus nécessaires.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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