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Le Maroc a insisté, jeudi à Addis-Abeba, sur le respect de la légalité internationale, du bon voisinage, de la non-ingérence, de la lutte contre le séparatisme et de l’interdépendance entre paix, sécurité et développement pour une paix durable en Afrique. L’ambassadeur représentant permanent du Royaume auprès de l’UA et de la CEA-ONU, Mohamed Arrouchi, qui intervenait lors de la réunion du Comité des représentants permanents de l’UA, préparatoire au 14ème Sommet extraordinaire de l’Union sur la thématique «Faire taire les armes», qui aura lieu le 6 décembre par visioconférence, a décliné la vision du Maroc d’un continent africain prospère où le citoyen africain doit disposer de tous les atouts de paix et de stabilité nécessaires pour son développement économique et social. Le Royaume, fort de sa vision constante visant à mettre les causes nobles de l’Afrique et les intérêts vitaux du citoyen africain au centre de l’agenda panafricain, demeure déterminé, depuis son retour à l’UA, à mettre fin aux manœuvres dont cette institution a été victime durant des décennies.

A cet égard, la délégation marocaine a mis un accent particuliersurl’interdépendance entre la paix, la sécurité et le développement comme condition sine qua non de la pérennisation de la sécurité du continent africain. Le diplomate marocain a souligné lors de cette session qui s’est déroulée par visioconférence que le respect de la légalité internationale et africaine devrait être un impératif pour consacrer les ambitions des pays africains d’édifier une organisation panafricaine forte qui se focalise sur les priorités du citoyen africain, en termes de stabilité, de développement économique, social et technologique et de lutte contre les menaces communes au continent africain, à l’instar du terrorisme, du trafic des êtres humains, de la migration et des effets du changement climatique. Le représentant permanent du Royaume a réaffirmé que la priorité de l’UA pour faire taire les armes est de mettre un terme au soutien des mouvements séparatistes et la militarisation des milices en Afrique, ajoutant que la lutte sans merci contre les milices séparatistes et les groupes armés qui menacent la stabilité des pays africains, doit être la clef de voûte d’une Afrique stable et économiquement intègre.

Il a ajouté, à cet égard, que les principes de bon voisinage et de non-ingérence, inscrits dans la Charte de l’ONU comme dans l’acte constitutif de l’UA, doivent être scrupuleusementrespectés, notamment en s’abstenant d’utiliser le territoire national comme base arrière aux milicesséparatistes armées pour mener des actions contre l’intégrité territoriale des pays voisins. Dans une déclaration à la MAP, il a, par ailleurs, souligné que la participation active et constructive de la délégation marocaine au sein du COREP et la détermination de faire respecter les décisions de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, organe suprême de l’UA, ont toujours déjoué les manœuvres et visés politiques malintentionnées de ceux qui n’ont aucune plus-value à apporter à l’action africaine commune et quise contentent de provoquerla polémique pour entraverle bon fonctionnement de l’institution. Le représentant permanent du Royaume auprès de l’UA et de la CEA-ONU a rappelé un passage du discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à l’occasion du 45ème anniversaire de la Marche Verte, danslequel le Souverain souligne qu’« au niveau de l’Union africaine : Grâce au retour du Maroc au sein de sa famille africaine, l’Organisation a clos, avec succès, le chapitre des manœuvres incessantes dont elle fut victime des années durant. Depuislors, l’Union africaine a adopté une approche constructive s’articulant autour d’un soutien plein et entier aux efforts déployés, en vertu d’un mandat exclusif par les Nations unies, par son Secrétaire général et le Conseil de sécurité».


Manœuvres algériennes pour torpiller la démocratie au sein du Parlement panafricain

L’ Algérie veut assurer la présidence du Parlement panafricain (PAP) sans être élue, ce qui constitue une faute grave, a affirmé, jeudi, le président du PAP, Roger Nkodo Dang. Le troisième vice-président algérien du PAP, Jamal Bouras, qui assure l’intérim du président, sans rotation, “est en train de violer le règlement intérieur du Parlement panafricain» et «veut s’autoproclamer président du PAP sans passer par les élections», a souligné Nkodo Dang dans une interview à MAP-Johannesburg. Le président du PAP a récemment adressé une lettre aux ministres des Affaires étrangères de l’Union africaine pour attirer leur attention sur les manœuvres de l’Algérien Bouras, contre les intérêts du Royaume du Maroc, soulignant que «ses dérives autoritaires ont engendré une grave crise institutionnelle, fonctionnelle au sein du Parlement panafricain». «Ce que Jamal Bouras est en train de faire n’est pas conforme au règlement intérieur du PAP», a insisté M. Dang, précisant qu’en tant que président par intérim, son rôle se limite à la gestion des affaires courantes. «Lui, qui n’a jamais été élu, engage des finances et prend des positions au nom du parlement panafricain», a-t-il déploré, rappelant que sur 224 votants, M. Bouras n’a eu que 93 voix, ce qui ne représente même pas la majorité relative. D’ailleurs, a-t-il dit, même le président du PAP n’a pas le droit de prendre de décisions car le réglement intérieur de cette institution stipule que les décisions importantes soient prises en plénière.

Actuellement, le PAP ne dispose pas de bureau, a-t-il fait savoir, mettant l’accent sur la nécessité d’organiser des élections afin de remédier au vide organisationnel que vit actuellement cette institution. Jamal Bouras, qui a excédé la période de l’intérim limitée à trois mois, ne veut pas organiser de plénière «par ce qu’il ne peut pas gagner une élection au PAP», a-t-il relevé, signalant que «dans un Parlement c’est la démocratie qui parle». Le mandat du président du PAP, Roger Nkodo Dang, élu le 10 mai 2018 pour une période de trois ans à la tête du PAP, a été momentanément suspendu à cause des élections législatives, tenues dans son pays, le Cameroun, en février dernier. Il devait reprendre ses fonctions pendant la session de mai. Le Parlement panafricain, dont le siège se trouve à Midrand, en Afrique du Sud, a été créé afin d’assurer la pleine participation des peuples africains au développement économique et à l’intégration du continent. Il sert de plateforme aux citoyens de tous les peuples africains afin qu’ils soient impliqués dans les débats et prises de décisions concernant les problèmes et les défis auxquels le continent est confronté. Plutôt que d’être élus directement par le peuple, les membres du PAP sont désignés par les Parlements nationaux des Etats membres et sont membres de leurs Parlements nationaux. Pour le moment, le PAP exerce un pouvoir consultatif et de supervision budgétaire au sein de l’UA.


Vendredi 20 Novembre 2020


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