S’exprimant lors d’une conférence de presse à Tokyo, au dernier jour d’une visite officielle au Japon marquant 70 ans de coopération entre le pays et les Nations Unies, M. Guterres a également appelé au rétablissement immédiat de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, dans un contexte de fortes tensions au Moyen-Orient.
« Il est essentiel de rétablir immédiatement la liberté de navigation dans et autour du détroit d’Ormuz, de mettre fin à toutes les violations du cessez-le-feu et de créer les conditions d’une solution politique au conflit », a-t-il déclaré.
Le chef de l’ONU a averti que les troubles actuels dans la région alimentaient la hausse des prix de l’énergie, des matières premières et des engrais, aggravant encore l’inflation et la crise mondiale du coût de la vie.
Le Secrétaire général de l’ONU s’adresse régulièrement au Conseil de sécurité.
« Un grave problème de légitimité »
Selon le chef de l’ONU, les divisions géopolitiques et le manque de confiance entre États empêchent aujourd’hui la communauté internationale de répondre efficacement aux crises.
« Des pays violent le droit international en toute impunité », a-t-il déploré, estimant que les dépenses militaires augmentent désormais plus vite que l’aide humanitaire, tandis que les réductions de financements ont des conséquences « dévastatrices » pour les populations les plus vulnérables.
Le Secrétaire général a réaffirmé son appel de longue date à réformer des institutions internationales qu’il juge dépassées, notamment le Conseil de sécurité et les institutions financières mondiales.
« L’architecture mondiale chargée de résoudre les problèmes (…) n’est pas aussi efficace qu’elle devrait l’être face aux défis actuels », a-t-il affirmé, ajoutant que « la réforme la plus importante » reste celle du Conseil de sécurité.
Composé de cinq membres permanents dotés du droit de veto — la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie — ainsi que de dix membres élus pour deux ans, le Conseil ne reflète plus, selon lui, les équilibres géopolitiques contemporains.
António Guterres a notamment souligné qu’un seul pays asiatique siège actuellement parmi les membres permanents alors que l’Asie représente près de la moitié de la population mondiale, tandis qu’aucun pays africain ou latino-américain n’y est représenté de manière permanente.
« C’est un grave problème de légitimité et d’inefficacité », a-t-il insisté, jugeant « absolument essentiel » d’élargir à la fois le nombre de membres permanents et non permanents du Conseil afin qu’il corresponde « aux réalités du monde d’aujourd’hui ».
Le secrétaire général António Guterres s’adresse à la presse au Japon.
Les « superpuissances » accusées de nourrir l’impunité
Interrogé sur la capacité des institutions internationales à prévenir les conflits, M. Guterres a estimé que « ce n’est pas le multilatéralisme qui est en crise », mais plutôt « le comportement de superpuissances qui violent le droit international, qui parfois créent elles-mêmes des conflits et qui utilisent leur droit de veto au Conseil de sécurité pour garantir leur impunité ».
Selon lui, cette situation rend « très difficile » le travail de prévention et de médiation des Nations Unies face à la multiplication des conflits à travers le monde.
« Quand le mauvais exemple vient des superpuissances, d’autres puissances moyennes partout dans le monde pensent qu’elles peuvent faire ce qu’elles veulent, sans être punies », a-t-il ajouté, citant notamment la République démocratique du Congo (RDC), le Soudan et la Corne de l’Afrique.
Le chef de l’ONU a également dénoncé les ingérences extérieures permanentes dans plusieurs pays en conflit, estimant qu’elles rendent les efforts de médiation « extrêmement difficiles » et soulignent davantage encore la nécessité d’une réforme du Conseil de sécurité.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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