Selon l’ONU, le bilan s’alourdit à mesure que les opérations de secours se poursuivent. Ces attaques de missiles et de drones ont également fait plusieurs dizaines de blessés à travers le pays.

Cette nouvelle vague de frappes illustre la violence implacable du conflit, une réalité que Matthias Schmale, coordinateur humanitaire des Nations Unies, continue de dénoncer avec force. « Nous ne devrions pas avoir à compter, chaque jour, le nombre de victimes civiles », a-t-il fustigé. 

Les sirènes hurlent, les fenêtres tremblent

Face à cette violence incessante, l’expérience de Matthias Schmale reflète celle de milliers d’Ukrainiens, pris au piège de cette guerre brutale. Cette nuit-là, à Dnipro, comme des milliers d’Ukrainiens, il a été arraché de son sommeil par le bruit assourdissant des explosions.

Dans sa chambre d’hôtel, il a compris que, pour des habitants comme ceux de Dnipro, Kiev ou Odessa, la guerre n’est plus un événement sporadique, mais un rituel quotidien. Les sirènes hurlent, les fenêtres tremblent, et la peur devient une compagne constante.

Dans des villes comme Dnipro, les habitants ont enduré plusieurs nuits d’attaques intenses, tandis qu’à Odessa, les frappes sont devenues « une menace quasi quotidienne ». Selon ce haut responsable onusien, ces attaques touchent désormais des communautés bien au-delà de la ligne de front immédiate.

Cette situation dramatique se répète nuit après nuit, frappant des familles qui, dans l’urgence, tentent de survivre au chaos quotidien. Dans ces conditions, des familles ont passé la nuit dans des abris ou blottis chez elles, « essayant de réconforter des enfants terrifiés par les alarmes et les explosions incessantes ».

50 % de victimes en plus

Mais les violences ne se limitent pas aux simples destructions matérielles, elles emportent également ceux qui tentent de sauver des vies, exposant les secouristes à des dangers toujours plus grands.

Pour le bureau de l’ONU en Ukraine, cela reflète les risques de plus en plus élevés auxquels sont confrontés ceux qui viennent en aide aux civils touchés, y compris les travailleurs humanitaires.

Ces dangers croissants ne se contentent pas de frapper les secouristes, mais ont également des conséquences tragiques sur la population civile, comme en témoignent les récentes pertes humaines à travers le pays. La Mission de surveillance des droits de l’homme en Ukraine indique avoir recensé début de semaine au moins 9 civils, dont un enfant, tués lors d’attaques russes à travers l’Ukraine. 

Cette tragique réalité se reflète également dans les bilans mensuels, qui révèlent une escalade inquiétante des pertes humaines. En mars 2026, au moins 211 civils ont été tués et plus de 1 200 blessés, ce qui représente une augmentation de près de 50 % par rapport à février 2026 (191 morts ; 759 blessés) et une augmentation de 29 % par rapport à mars 2025 (178 morts ; 922 blessés).

Missiles et drones menacent les civils loin du front

Selon les enquêteurs du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH), le nombre de victimes civiles en mars est le plus élevé depuis juillet 2025.

De manière générale, les attaques à l’aide d’armes à longue portée (missiles et drones) sont restées la principale cause de victimes civiles, représentant 36 % du total (61 morts ; 448 blessés), la plupart des victimes se trouvant dans des villes et villages éloignés de la ligne de front.

Les drones à courte portée ont été la deuxième cause principale de victimes civiles (66 morts ; 369 blessés) et ont causé le plus grand nombre de morts parmi les civils en mars en Ukraine, tout en restant la principale cause de victimes civiles près de la ligne de front.

Les attaques menées par les forces armées russes contre les infrastructures énergétiques, ferroviaires et portuaires ukrainiennes ont continué de perturber gravement la vie quotidienne et de mettre la population civile en danger. En mars, l’intensification des frappes contre les infrastructures ferroviaires a touché au moins 14 régions.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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