Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), d’autres guérisons sont attendues à mesure que la réponse à l’épidémie s’intensifie, en particulier lorsque les patients sont diagnostiqués tôt et peuvent accéder aux soins. Ces professionnels de santé s’étaient occupés de personnes atteintes d’Ebola dans leur établissement au début du mois de mai.
Un employé de laboratoire s’était également rétabli plus tôt la semaine dernière, a précisé l’agence onusienne, portant à cinq le nombre total de personnes ayant vaincu le virus. Au total, 16 professionnels de santé atteints d’Ebola ont été signalés au cours de cette épidémie.
282 cas confirmés dont 42 décès
« C’est une victoire qui mérite d’être célébrée. C’est un message fort qui montre qu’il est possible de se remettre d’Ebola lorsqu’on se fait soigner rapidement dans un établissement de santé spécialisé », a déclaré dans un communiqué, le Dr Dieudonné Mwamba Kazadi, directeur général de l’Institut national de santé publique de la RDC.
Selon un décompte effectué dimanche 31 mai, 282 cas sont confirmés dont 42 décès, après l’enregistrement de 19 nouveaux résultats de tests positifs, selon les données diffusées par le ministère congolais de la santé. De son côté, l’OMS indique que 349 cas suspects sont actuellement sous surveillance et en attente de résultat d’analyses.
Lors de sa visite à Bunia samedi 30 mai, le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus a souligné que, bien qu’il n’existe pour l’instant aucun vaccin ni traitement homologué contre la souche Bundibugyo, « tout n’est pas perdu. Il est possible de survivre à l’Ebola causé par le virus Bundibugyo grâce à des soins médicaux de qualité, et certaines personnes ici, en Ituri, se sont déjà rétablies. « Se faire soigner rapidement fait toute la différence », a-t-il insisté.
Les équipes de prévention et de contrôle des infections intensifient leurs interventions à Mongbwalu contre l’épidémie d’Ebola, causée par le virus Bundibugyo.
Le rôle central des communautés
Les groupes consultatifs de l’OMS ont annoncé la semaine dernière que plusieurs traitements et vaccins candidats étaient suffisamment prometteurs pour justifier qu’on leur accorde la priorité dans le cadre d’essais cliniques. L’OMS travaille désormais en étroite collaboration avec la RDC et l’Ouganda afin de « lancer rapidement des essais contrôlés randomisés sur des vaccins et traitements candidats ».
En attendant, l’OMS mise sur « des mesures de santé publique éprouvées qui restent efficaces pour ralentir la transmission et favoriser un rétablissement complet des patients ».
Au cœur de cette riposte se trouve la reconnaissance du rôle central des communautés dans la solution. Selon l’agence onusienne, le succès dépendra de la confiance, de l’engagement et du leadership des communautés locales.
« Les autorités nationales et provinciales, avec l’appui de l’OMS et des partenaires, intensifient le dialogue avec les leaders communautaires, les groupes de femmes, les représentants de la jeunesse, les responsables religieux et le secteur privé afin de mieux comprendre les préoccupations locales et co-construire des solutions culturellement adaptées et efficaces », ont souligné dans une déclaration conjointe le gouvernement congolais et l’agence onusienne.
Détection précoce, recherche des contacts et enterrements sûrs
Toutefois, des défis persistent, notamment la détection précoce et l’isolement des cas, la recherche des contacts, les enterrements sûrs et dignes, le renforcement des mesures de prévention et de contrôle des infections dans les établissements de santé, ainsi que la sensibilisation accrue des communautés.
A ce sujet, le dernier bilan sanitaire établi hier dimanche par le ministère congolais de la santé fait état de « cinq patients évadés ». Ils ont fui l’hôpital lorsque des résidents en colère ont mis le feu à une tente de soins. L’escalade de la violence et les attaques contre les installations sanitaires en RDC augmentent les craintes quant à la propagation du virus.
Le Gouvernement et l’OMS appellent donc l’ensemble des communautés à continuer d’adopter des comportements de protection, notamment l’hygiène régulière des mains, le recours précoce aux soins dans les structures de santé et le partage d’informations fiables.
Après les signes d’espoir venus de Bunia avec la guérison de quatre infirmiers, l’OMS rappelle que Kinshasa dispose « d’une expérience sans équivalent dans ce domaine, ayant réussi à contenir de multiples épidémies d’Ebola par le passé ». « Cette expérience, conjuguée à un leadership politique fort au plus haut niveau de l’État et à une solidarité internationale renouvelée, constitue une base solide pour maîtriser l’épidémie actuelle », a fait valoir l’agence onusienne.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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