Réuni jeudi en session extraordinaire, le Conseil de l’Organisation maritime internationale (OMI) a condamné les « menaces persistantes » de l’Iran et les attaques qui lui sont attribuées contre plusieurs États du Golfe et leurs eaux territoriales. L’instance a également exprimé sa vive inquiétude face aux répercussions de cette nouvelle escalade sur la sécurité de l’une des principales routes maritimes de la planète.
La réunion avait été demandée par Bahreïn, la France, l’Allemagne et l’Arabie saoudite afin d’examiner la protection des « voies maritimes vitales », alors que les tensions militaires compromettent à nouveau la navigation « dans et autour du détroit d’Ormuz ».
Le Secrétaire général de l’OMI, Arsenio Dominguez, a estimé que les navires ne devraient pas emprunter le détroit « tant que les conditions de sécurité requises ne sont pas réunies ». Les évacuations des équipages restent par ailleurs suspendues pour des raisons de sécurité. Selon l’agence, environ 6.000 marins sont actuellement bloqués à bord de centaines de navires, tandis que 136 bâtiments et 2.900 marins ont déjà pu être évacués.
Image satellite du détroit d’Ormuz, bordé au nord par l’Iran et au sud par les Émirats arabes unis et Oman.
Une artère stratégique sous tension
Cette nouvelle flambée de violences intervient après que trois navires marchands ont été touchés mardi lors de leur transit dans le détroit, malgré la trêve conclue entre Washington et Téhéran le 17 juin.
Selon les autorités sanitaires iraniennes, les affrontements des deux derniers jours ont fait au moins 14 morts et plusieurs dizaines de blessés dans cinq provinces.
Les attaques ont également ravivé les inquiétudes sur les marchés de l’énergie. Après une hausse temporaire, les prix du pétrole se sont stabilisés jeudi autour de 77 dollars le baril, un niveau toutefois supérieur à celui observé avant la reprise des combats.
Une trêve mise à mal
Le protocole d’accord signé le 17 juin prévoyait une « cessation immédiate et définitive des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban », ainsi qu’une période de négociations de 60 jours sur le programme nucléaire iranien.
Le texte envisageait également la réouverture du détroit d’Ormuz à la navigation commerciale et un allègement des sanctions imposées à l’Iran.
Point de passage d’environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz, le détroit d’Ormuz est l’une des voies maritimes les plus stratégiques au monde. Avant la reprise des hostilités, près de 130 navires commerciaux y transitaient chaque jour.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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