Dimanche, les Casques bleus de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) ont signalé une forte augmentation des incidents dans le sud du Liban, près de 300 tirs ayant été enregistrés en une seule journée provenant du sud de la Ligne bleue (qui sépare le Liban et Israël) ou de la zone d’opérations de l’armée israélienne, a déclaré aux journalistes à New York le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric.

Bien qu’aucun tir de roquette n’ait été détecté traversant la frontière du nord vers le sud, des affrontements entre les forces israéliennes et le Hezbollah ont été signalés, ainsi que l’interception d’un projectile par les forces israéliennes.

La FINUL continue par ailleurs de se heurter à des restrictions de mouvement ; un incident a notamment vu une patrouille être bloquée et contrainte de faire demi-tour.

« Nous continuons d’exhorter toutes les parties à faire preuve de retenue et à respecter la cessation des hostilités convenue », a dit M. Dujarric. « Nous appelons tous les acteurs à s’engager de manière constructive, par la voie diplomatique, afin d’assurer la pleine mise en œuvre de la résolution 1701 ».

Dimanche, une cérémonie commémorative solennelle s’est tenue à Beyrouth en hommage à un Casque bleu indonésien de la FINUL décédé vendredi, des suites de blessures subies le mois dernier lors de l’explosion d’un projectile sur sa base.

Une envoyée de l’ONU en Israël

De son côté, la Coordonnatrice spéciale des Nations Unies pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, était lundi en Israël pour y rencontrer de hauts responsables politiques et sécuritaires, notamment les ministres des Affaires étrangères et de la Défense. Cette visite s’inscrit dans le cadre des efforts continus visant à soutenir la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité et fait suite à la récente prolongation du cessez-le-feu entre Israël et le Liban, a indiqué M. Dujarric.

« La Coordinatrice spéciale continue de transmettre un message clair à toutes les parties : les cycles de violence qui ont brisé des vies, détruit des foyers et anéanti les moyens de subsistance au Liban et dans le nord d’Israël doivent cesser », a-t-il précisé.

L’ONU, notamment par l’intermédiaire du travail de Mme Hennis-Plasschaert, continue d’explorer les possibilités d’instaurer la confiance entre les parties et de consolider la cessation des hostilités, dans le but de promouvoir la stabilité de part et d’autre de la Ligne bleue.

Situation humanitaire critique

Les conditions humanitaires au Liban restent critiques, les bombardements et les frappes aériennes incessants perturbant la vie quotidienne, en particulier dans le sud du pays.

« La poursuite des démolitions, des bombardements et des frappes aériennes continue de perturber la vie quotidienne des civils, notamment dans le sud du Liban, renforçant l’incertitude de nombreuses familles quant à la sécurité de leur retour chez elles », a déclaré le porte-parole du Secrétaire général.

Plus de 115 000 personnes vivent toujours dans des abris collectifs, tandis qu’environ 50 000 logements ont été détruits, empêchant de nombreuses familles de regagner leur domicile.

Les partenaires de l’ONU continuent d’apporter une assistance, fournissant notamment des millions de repas, des soins médicaux et des services de protection, alors que les risques demeurent élevés, en particulier pour les femmes et les filles. Toutefois, la réponse humanitaire reste gravement sous-financée, l’appel d’urgence pour le Liban n’étant financé qu’à hauteur d’un tiers environ.

Un travailleur humanitaire tué à Gaza

© WFP/Maxime Le Lijour est publié en anglais.
Une famille à Gaza partage une petite assiette de nourriture dans un abri.

Un travailleur humanitaire a été tué par balle à Gaza alors qu’il était en service, a rapporté le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), marquant un nouvel incident meurtrier touchant le personnel humanitaire.

L’ONG concernée a suspendu ses activités dans l’attente d’une évaluation de la sécurité.

L’OCHA a recensé 589 travailleurs humanitaires tués à Gaza depuis octobre 2023, soulignant ainsi les risques auxquels sont confrontés ceux qui apportent une assistance.

Malgré l’insécurité, les opérations humanitaires se poursuivent. Les partenaires humanitaires ont distribué des dizaines de milliers d’articles d’abri au cours des derniers jours et fourni des services de protection, y compris un soutien psychosocial, à plus de 20 000 personnes.

En Cisjordanie, la violence persiste également, avec des centaines d’incidents impliquant des colons signalés cette année, entraînant des victimes, des dégâts matériels et des déplacements de population.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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