Vendredi, les Nations Unies ont fait état d’une nette accélération des opérations menées par Israël dans la zone où est déployée la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), évoquant une combinaison d’activités aériennes, terrestres et logistiques d’une ampleur inhabituelle.

Selon la mission onusienne, les forces israéliennes ont mené jeudi huit frappes aériennes au sein de sa zone d’opérations, dans le sud du Liban. La FINUL a également enregistré 72 violations de l’espace aérien libanais, représentant plus de 110 heures cumulées de survol par des avions de combat et autres drones de surveillance.

Au sol, les observateurs de l’ONU décrivent d’importants mouvements de blindés, des travaux d’ingénierie et de démolition à grande échelle ainsi qu’un trafic logistique soutenu à travers les secteurs où sont déployés les Casques bleus.

Ces opérations s’inscrivent dans un contexte de tensions persistantes le long de la « Ligne bleue », la ligne de démarcation entre Israël et le Liban tracée par les Nations Unies après le retrait militaire israélien du Sud-Liban en 2000.

Outre les raids aériens, les Casques bleus ont recensé 531 tirs par balle et autres projectiles, dont 526 provenaient de positions israéliennes situées au sud de la Ligne bleue et à l’intérieur de la zone d’opérations de la FINUL. Les cinq tirs restants émanaient du Hezbollah, dont un a franchi la ligne de démarcation.

© UNIFIL
Des Casques bleus de la FINUL, en étroite coordination avec l’armée libanaise, livrent des fournitures essentielles aux civils qui continuent de vivre près de la Ligne bleue.

Une escalade qui pèse sur les civils

L’intensification des opérations militaires continue de se répercuter sur les infrastructures civiles.

Les Nations Unies se disent particulièrement préoccupées par les conséquences des hostilités sur le système de santé. Jeudi, une frappe signalée à proximité de l’hôpital Hiram, dans le district de Tyr, a blessé dix membres du personnel et endommagé plusieurs bâtiments de l’établissement ainsi que des véhicules.

Selon les autorités libanaises, il s’agit d’au moins le cinquième incident affectant cet hôpital depuis la reprise de l’escalade le 2 mars.

D’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 17 hôpitaux ont été endommagés à travers le Liban depuis le début des hostilités actuelles, dont les trois établissements hospitaliers de Tyr. Au total, 135 professionnels de santé et secouristes ont été tués et près de 400 autres blessés.

« Les hôpitaux et le personnel médical doivent être protégés en toutes circonstances, conformément au droit international », a rappelé vendredi le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors du point de presse quotidien de l’organisation à New York.

Malgré les combats, la FINUL poursuit ses activités humanitaires. Jeudi, elle a facilité neuf missions d’assistance en coordination avec les agences humanitaires de l’ONU et les autorités militaires israéliennes.

Selon les Nations Unies, plus de 182 000 personnes ont reçu une aide d’urgence depuis le début de l’escalade.

À Beyrouth, l’ONU a également lancé une campagne de lutte contre la désinformation en partenariat avec l’UNESCO et le ministère libanais de l’Information. Mais dans le sud du pays, ce sont surtout les signes d’une activité militaire soutenue qui retiennent l’attention des observateurs internationaux. 

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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