Les cliniques nutritionnelles sont soumises à une pression croissante. Dans certaines régions du sud du pays, les hôpitaux accueillent désormais trois à quatre enfants souffrant de malnutrition sévère pour chaque lit disponible.
Selon l’UNICEF, le nombre d’enfants admis pour une malnutrition aiguë sévère accompagnée de complications médicales a augmenté d’un tiers en un an, passant de 6.000 en juillet 2025 à 8.000 en juillet 2026.
« 3,7 millions d’enfants souffrent d’émaciation : ils sont en état de malnutrition aiguë et, parmi eux, un million souffrent de malnutrition aiguë sévère, mettant leur vie en danger », a déclaré depuis Kaboul Tajudeen Oyewale, représentant de l’UNICEF en Afghanistan.
« En l’absence de traitement et si nous ne sommes pas en mesure d’intervenir rapidement, ce million d’enfants risquent de mourir », a-t-il averti lors d’un point de presse à Genève.
Une crise alimentaire qui s’aggrave
Les enfants de moins de deux ans représentent plus de 80 % des cas de malnutrition aiguë sévère recensés dans le pays, a précisé M. Oyewale.
Cette situation s’inscrit dans un contexte de grande précarité alimentaire. Près de 14 millions d’Afghans sont confrontés à une faim aiguë, selon le Programme alimentaire mondial (PAM), alors que le pays a subi des séismes meurtriers, plusieurs catastrophes climatiques et le retour de millions d’Afghans depuis l’Iran et le Pakistan.
La moitié des enfants afghans vivent désormais dans une situation de grande précarité alimentaire. Pour de nombreuses familles, les repas se réduisent à quelques aliments de base, parfois issus de seulement deux groupes alimentaires ou moins.
« Lorsque les enfants atteignent l’âge de six mois et devraient commencer à recevoir des aliments de complément nutritifs en complément du lait maternel, la réalité est bien différente pour de nombreuses familles. Les premiers aliments d’un enfant peuvent se résumer à peu près à du pain accompagné de thé ou de yaourt dilué », a déploré M. Oyewale.
Des services nutritionnels en manque de moyens
Alors que les besoins explosent, les services de prise en charge sont eux-mêmes fragilisés par les coupes budgétaires.
Plus de 100 centres spécialisés dans le traitement des enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère ont fermé cette année par rapport à 2025, faute de financement. Des centaines d’autres structures fournissant des services nutritionnels aux enfants ainsi qu’aux femmes enceintes et allaitantes ont également perdu leur financement.
Le programme de nutrition de l’UNICEF en Afghanistan aurait besoin d’environ 180 millions de dollars cette année. Mais il n’est actuellement financé qu’à hauteur de 22 %.
Pour l’agence onusienne, l’urgence est donc double : traiter les enfants déjà en danger et empêcher que la crise alimentaire ne transforme une génération entière en victimes de la faim et de la malnutrition.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
To submit your press release: (https://www.globaldiasporanews.com/pr).
To advertise on Global Diaspora News: (www.globaldiasporanews.com/ads).
Sign up to Global Diaspora News newsletter (https://www.globaldiasporanews.com/newsletter/) to start receiving updates and opportunities directly in your email inbox for free.




























