« Les humanitaires connaissent les risques, mais accepter le risque ne signifie pas accepter d’être attaqués », a réagi le chef des secours d’urgence de l’ONU, Tom Fletcher. « Les civils, y compris les travailleurs humanitaires, doivent être protégés et le droit international humanitaire doit être respecté ».

L’attaque d’origine russe, selon la presse, illustre une évolution préoccupante du conflit : les organisations humanitaires ne sont plus seulement confrontées aux dangers inhérents à un champ de bataille mouvant, mais sont elles-mêmes de plus en plus exposées aux frappes. Depuis le début de l’année, au moins six travailleurs humanitaires ont été tués en Ukraine, dont cinq dans l’exercice de leur fonction, et 36 autres blessés. La région de Kherson, dans le sud du pays, concentre le plus grand nombre d’incidents.

Le coordinateur humanitaire de l’ONU en Ukraine, Matthias Schmale, a adressé « ses plus sincères condoléances aux familles des personnes tuées » et rappelé que « le personnel humanitaire ne doit jamais être blessé alors qu’il mène des opérations destinées à sauver des vies ».

Les infrastructures civiles sous pression

Cette attaque s’inscrit dans le cadre d’une intensification des explosions de missiles et de drones dans des zones densément peuplées situées loin du front Est. Selon les autorités ukrainiennes, les frappes de mercredi et jeudi matin ont fait au moins 12 morts et près de 90 blessés à travers le pays, parmi lesquels des enfants et des soignants.

À Kherson, plusieurs civils ont été tués et plus de 20 personnes blessées, dont cinq employés d’un hôpital touché par une frappe. À Zaporijjia, dans le sud-est ukrainien, des bombes planantes et des drones ont tué deux personnes et blessé 27 autres, dont trois enfants.

Les conséquences vont au-delà du bilan humain. D’après le ministère ukrainien de l’énergie, des secteurs entiers de cinq régions proches de la ligne de front – Soumy, Donetsk, Kharkiv, Kherson et Zaporijjia – restent privés d’électricité à la suite des attaques.

Continuer malgré tout

Malgré la dégradation constante des conditions de sécurité, les opérations humanitaires se poursuivent. Au cours du seul premier trimestre 2026, les agences de l’ONU et leurs partenaires disent avoir porté assistance à plus de 980 000 personnes affectées par les combats.

Abris d’urgence, repas chauds, aides financières, mais aussi remise en état de services essentiels. L’aide continue d’arriver là où elle le peut. Au prix, parfois, de la vie de ceux qui la distribuent.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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