Dans la nuit du 27 au 28 août, selon les autorités ukrainiennes, la Russie a lancé 598 attaques de drones et 31 missiles contre le pays, frappant jusqu’aux régions les plus éloignées de la ligne de front. À Kyiv, 23 personnes, dont quatre enfants, ont été tuées et 64 blessées. Un immeuble de cinq étages s’est effondré sur ses habitants. La capitale a aussi vu ses institutions étrangères touchées : les locaux diplomatiques de l’Union européenne et le siège du British Council ont été éventrés.
Ailleurs dans le pays, les sirènes ont retenti jusque tard dans la nuit, forçant les habitants à se réfugier dans des caves et des abris de fortune. Des victimes civiles ont été signalées dans le nord (Tchernihiv et Kharkiv), le centre (Zaporijjia), l’est (Donetsk), le sud (Kherson) et l’ouest (Vinnytsia), où un dépôt ferroviaire a été frappé.
Une escalade brutale
Ces bombardements s’inscrivent dans une spirale d’une brutalité croissante. La semaine précédente, Moscou avait déjà lancé 574 drones et 40 missiles. En juillet, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits humains a recensé 1.674 victimes civiles, un record mensuel depuis mai 2022. Depuis le début du conflit, plus de 14.000 civils, dont 730 enfants, ont péri et plus de 36.000 autres ont été blessés.
Réunion du Conseil de sécurité sur l’Ukraine.
Vendredi, devant le Conseil de sécurité, réuni à la demande de l’Ukraine, Miroslav Jenča, le Sous-secrétaire général pour l’Europe, l’Asie centrale et les Amériques, a rappelé que les attaques contre des civils et infrastructures civiles constituent une violation du droit international humanitaire. « Nous les condamnons toutes, où qu’elles se produisent. Elles sont inacceptables et doivent cesser immédiatement », a-t-il insisté.
À l’approche d’un quatrième hiver de guerre, les Nations Unies s’inquiètent de l’aggravation de la crise humanitaire. L’organisation affirme avoir apporté une aide à 3,8 millions de personnes depuis janvier et prépare un plan d’urgence pour 1,7 million d’Ukrainiens durant la saison froide. Mais, prévient M. Jenča, « un soutien accru, souple et prévisible des donateurs est indispensable ».
Une impasse diplomatique
Sur le plan diplomatique, quelques signaux avaient nourri l’espoir d’une désescalade : la rencontre directe, mi-août, entre Donald Trump et Vladimir Poutine en Alaska, suivie d’un sommet à Washington entre le pensionnaire de la Maison Blanche, Volodymyr Zelensky et plusieurs dirigeants européens.
Mais les frappes russes de grande ampleur risquent de réduire ces efforts à néant. M. Jenča a exhorté les parties à « une désescalade immédiate » et à « redoubler d’efforts pour créer les conditions d’un processus diplomatique inclusif ».
Le 25 août, jour de la fête nationale ukrainienne, le pays célébrait les 34 ans de son indépendance de l’ex-Union soviétique dans l’ombre de « trois ans et demi de guerre », a rappelé le haut responsable onusien. « Nous réitérons l’appel du Secrétaire général à un cessez-le-feu total, immédiat et inconditionnel – un cessez-le-feu qui débouche sur une paix juste, globale et durable en Ukraine, garantissant pleinement la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale du pays ».
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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