Alors qu’une deuxième réunion entre représentants libanais et israéliens doit se tenir à Washington, ce jeudi, le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a salué mardi « les mesures susceptibles de mettre fin aux hostilités et aux souffrances de part et d’autre de la Ligne bleue », qui sépare le Liban et Israël. 

Lors d’un point de presse, il a réitéré qu’il n’existe aucune solution militaire au conflit et a souligné que la diplomatie demeure la seule voie durable pour aller de l’avant.

« Nous restons prêts à soutenir ces efforts et continuons d’appeler à la pleine application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, en vue de parvenir à un cessez-le-feu permanent et à une solution à long terme au conflit », a-t-il ajouté.

Evacuation en France de Casques bleus blessés

Deux Casques bleus servant au sein de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), grièvement blessés lors d’une attaque perpétrée ce week-end, ont été évacués médicalement vers la France, a précisé M. Dujarric.

Cette attaque a également coûté la vie au sergent-chef Florian Montorio et blessé un autre Casque bleu.

M. Dujarric a salué leur dévouement et leur a souhaité un prompt rétablissement aux blessés, tout en notant que les restrictions à la liberté de mouvement de la FINUL continuent d’affecter le ravitaillement de ses positions. Il a exhorté toutes les parties à garantir la libre circulation des Casques bleus afin qu’ils puissent s’acquitter de leur mandat en toute sécurité.

Des marins restent bloqués

La fermeture du détroit d’Ormuz affecte le commerce à l’échelle mondiale.

Alors que le trafic maritime est presque à l’arrêt dans le détroit d’Ormuz, le chef de l’Organisation maritime internationale (OMI) — une agence de l’ONU — a mis en lumière le sort critique des marins actuellement bloqués en mer.

S’exprimant à Singapour, le Secrétaire général de l’OMI, Arsenio Dominguez, a réitéré l’inquiétude et l’épuisement extrême qui affectent les personnes à bord des navires.

Quelque 20 000 marins et environ 2 000 navires demeurent bloqués dans ce détroit, qui constitue l’un des points de passage maritimes stratégiques les plus critiques au monde.

Avant le déclenchement du conflit par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, le 28 février, environ un quart du commerce mondial de pétrole par voie maritime, ainsi que d’importants volumes de gaz naturel et d’engrais, transitaient par cette voie d’eau.

Le chef de l’OMI a indiqué que des lignes d’assistance avaient été mises en place par certains pays et que des vivres avaient été fournis par d’autres, tout en appelant à garantir un accès gratuit au réseau Wi-Fi afin que les familles puissent rester en contact.

Choc énergétique mondial

De son côté, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a de nouveau exhorté les gouvernements à accélérer la transition des combustibles fossiles vers les énergies propres, alors que la guerre et les risques climatiques créent des défis sans précédent.

Le conflit au Moyen-Orient a déclenché la crise énergétique la plus grave depuis une génération, a-t-il averti, dans un message vidéo adressé au Dialogue de Petersberg sur le climat, soulignant la manière dont la dépendance aux combustibles fossiles expose les économies à l’instabilité et à la hausse des coûts.

« Cela rend un fait absolument limpide : les combustibles fossiles ne se contentent pas de détruire notre planète ; ils prennent les économies en otage », a dit le chef de l’ONU dans ce message adressé au Dialogue de Petersberg, une conférence internationale organisée chaque année par l’Allemagne.

Il a souligné que les énergies propres offraient une voie d’avenir plus sûre et a appelé à une accélération des investissements, au renforcement des infrastructures et à une augmentation des financements pour soutenir une transition mondiale.

La croissance en Asie-Pacifique ralentit

S’agissant plus spécifiquement de la région Asie-Pacifique, un nouveau rapport de l’ONU prévient que les perspectives économiques s’affaiblissent, alors que la montée des tensions mondiales fait grimper les prix et perturbe les échanges commerciaux.

Selon la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie et le Pacifique (CESAP), la croissance des économies en développement de la région devrait ralentir pour atteindre 4,0 % en 2026 — contre 4,6 % en 2025 — tandis que l’inflation devrait grimper à 4,6 %, en hausse par rapport aux 3,5 % enregistrés précédemment.

Le rapport souligne que ces projections sont sujettes à une incertitude considérable, le conflit en cours au Moyen-Orient exerçant une pression supplémentaire en raison de la hausse des prix de l’énergie et des produits alimentaires, ainsi que de l’affaiblissement de la demande mondiale.

La hausse de l’inflation accroît le coût de la vie, en particulier pour les ménages à faibles revenus, tandis que l’endettement public élevé et d’éventuelles hausses des taux d’intérêt pourraient limiter la capacité des gouvernements à réagir.

Malgré ce ralentissement, la région devrait conserver son statut de zone à la croissance la plus rapide parmi les économies en développement.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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