Plus de 50.000 civils, militaires et policiers servent actuellement sous le drapeau de l’ONU dans le cadre de 11 missions, relevant des défis allant de la surveillance des cessez-le-feu et de l’aide humanitaire au déminage et à la protection des civils.
Ils opèrent dans des conflits de plus en plus fragmentés, marqués par des menaces émergentes, notamment l’utilisation abusive des technologies numériques et la propagation de fausses informations.
Cette année, la Journée internationale des casques bleus de l’ONU – qui tombe le 29 mai, date anniversaire de la première mission de maintien de la paix de l’ONU en 1948 – est placée sous le thème « Investir dans la paix », soulignant le besoin urgent d’un soutien politique et financier durable en faveur du maintien de la paix.
Un outil éprouvé au service de la paix
Dans un message marquant cette Journée, M. Guterres a décrit le maintien de la paix des Nations Unies comme un outil éprouvé et rentable pour stabiliser les situations de conflit, protéger les civils et soutenir les solutions politiques.
Il a rendu hommage aux quelque 4.500 casques bleus qui ont perdu la vie depuis 1948, dont 59 au cours de l’année écoulée, soulignant que les attaques dont ils sont victimes constituent de graves violations du droit international humanitaire.
M. Guterres a souligné que le maintien de la paix nécessitait un soutien fiable de la part de la communauté internationale, mettant en garde contre le risque que la réduction des ressources compromette son efficacité à un moment où les conflits deviennent de plus en plus complexes et s’éternisent.
« Les casques bleus des Nations Unies continuent de protéger les civils, d’empêcher l’escalade de la violence et de maintenir l’espoir vivant dans certains des environnements les plus difficiles au monde », a déclaré Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint chargé des opérations de paix. Il a ajouté qu’investir dans le maintien de la paix revient en fin de compte à investir dans la stabilité et dans la possibilité d’une paix durable.
Les casques bleus de la MONUSCO, en République démocratique du Congo (RDC) assistent à une réunion d’information sur une mission de lutte contre Ebola.
Les plus hautes distinctions en matière de maintien de la paix pour les militaires et les policiers
Le Secrétaire général remettra le 5 juin prochain à deux casques bleus, la Médaille du capitaine Mbaye Diagne pour courage exceptionnel, la plus haute distinction décernée par les opérations de maintien de la paix des Nations Unies.
La cérémonie se tiendra au Siège de l’ONU de 10 h 00 à 12 h 00 (heure de l’Est) et sera retransmise en direct sur UN Web TV.
Sergii Prykhodko, Ukraine – Médaille du capitaine Mbaye Diagne pour courage exceptionnel
M. Prykhodko était un contractant privé membre d’un équipage d’hélicoptère qui a servi au sein de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS).
En mars 2025, M. Prykhodko s’est porté volontaire pour remplacer un collègue moins expérimenté lors d’une évacuation aérienne à haut risque visant à secourir un groupe de soldats assiégés dans l’État du Haut-Nil.
Il a été tué et deux membres d’équipage ont été blessés lorsque leur hélicoptère a essuyé des tirs pendant la mission – pour laquelle un passage sûr avait été garanti. Ses actions et sa volonté de se mettre en danger pour mener à bien la mission ont contribué à sauver des vies alors que la violence s’intensifiait dans la région.
Sergent Matias Reyes, Uruguay – Médaille du capitaine Mbaye Diagne pour courage exceptionnel
Le sergent Reyes était en poste à Goma au sein de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) en janvier 2025 lorsqu’il a été témoin de violents affrontements entre les Forces armées congolaises et le groupe armé M23.
Tout en aidant à sécuriser l’entrée de la base de la MONUSCO, le sergent Reyes a bravé à plusieurs reprises des tirs nourris et a secouru des soldats congolais blessés qui cherchaient refuge à l’intérieur de la base de la mission de l’ONU.
Malgré les risques, il a aidé à transporter 12 soldats gravement blessés jusqu’à la tente médicale temporaire mise en place par les troupes de l’ONU, allant bien au-delà de son devoir et sauvant ainsi des vies.
Un représentant de la Mission permanente de l’Uruguay auprès des Nations Unies devrait recevoir la médaille au nom du sergent Reyes, qui sert toujours sous le drapeau bleu en RDC.
Major Abhilasha Barak, Inde – Défenseure de l’égalité des sexes dans l’armée de l’année
En tant que commandante de l’équipe d’engagement et point focal pour l’égalité des sexes au sein du bataillon indien déployé dans le sud du Liban, le major Barak intègre la dimension de genre dans les opérations militaires, les patrouilles et les activités civilo-militaires.
Elle a mené de vastes actions de sensibilisation, touchant plus de 5.000 femmes et filles grâce à des programmes de formation professionnelle, d’éducation et de santé qui favorisent l’autonomisation et le relèvement post-conflit.
Le major Barak a également mis en place des mécanismes de protection innovants, notamment une plateforme basée sur l’intelligence artificielle, la Lebanon Gender Initiative, qui permet aux femmes et aux enfants de signaler en toute confidentialité les violences sexistes, tout en offrant un suivi des plaintes, l’accès à des services d’assistance téléphonique, des ressources d’autodéfense et du matériel éducatif.
Inspectrice Stephanie Königs, Allemagne – Femme policière de l’année des Nations Unies
L’inspectrice Königs a été récompensée pour son leadership exceptionnel et sa contribution à la mise en œuvre du mandat de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), où elle a été déployée de septembre 2024 à mars 2026 en tant que chef d’équipe de patrouille.
Elle a renforcé les opérations sur le terrain grâce à la mise en place de systèmes de patrouille structurés et à une meilleure coordination avec les forces militaires de maintien de la paix de la mission, et son leadership a contribué à renforcer les mécanismes d’alerte précoce, soutenant ainsi la prise de décision au niveau de la mission en période de crise.
Evoluant dans un environnement à haut risque et politiquement sensible, l’inspectrice Königs a démontré que les femmes peuvent diriger les opérations de police de première ligne avec assurance et autorité, renforçant ainsi à la fois l’efficacité des missions et la confiance des communautés locales.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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