Le rapport adressé au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies pointe l’État d’Israël comme responsable des exactions des colons en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, tandis que les forces affiliées au Hamas sont responsables des actes commis par les militants palestiniens à Gaza.

Selon les enquêteurs indépendants onusiens, la violence des colons est le « résultat direct » des politiques israéliennes qui soutiennent, facilitent et protègent leurs actions, tandis que les forces affiliées au Hamas ont exploité le vide créé par les attaques israéliennes incessantes et la destruction généralisée dans l’enclave palestinienne. 

« Ce qui est alarmant, c’est la similitude dans l’infliction délibérée de souffrances aux civils palestiniens. Bien que leurs origines et leurs motivations diffèrent, les deux opèrent dans des environnements façonnés par Israël », a déclaré dans un communiqué, Srinivasan Muralidhar, président de la Commission.

ONU Info
Depuis le toit d’une maison détruite à Gaza-ville, des enfants surplombent un paysage de décombres.

Exécutions publiques à Gaza

S’agissant de Gaza, la Commission a enquêté sur des cas d’exécutions sommaires et extrajudiciaires ainsi que de violences physiques graves infligées à des Palestiniens par des militants armés affiliés au Hamas. Elle a ainsi recensé 249 cas d’exécutions et de violences physiques graves entre 2024 et 2025, ayant fait au moins 108 morts et 384 blessés. 

Les forces affiliées au Hamas étaient impliquées dans au moins 60 de ces incidents, dont deux exécutions publiques de 11 hommes, a détaillé la Commission, qui s’inquiète de la sévérité et du caractère public des mesures punitives prises par le Hamas à Gaza, qui infligent « un traumatisme profond à une population civile déjà gravement traumatisée », 

« Ces actes constituent des crimes de guerre, notamment des meurtres et des actes de torture, ainsi que des violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme ». a ajouté M. Muralidhar, relevant que tout futur cadre pour la paix et la stabilité à Gaza doit inclure un engagement clair et exécutoire en faveur de la responsabilité ». 

Le rapport a également constaté une augmentation notable des meurtres et des blessures infligés à des civils israéliens par des groupes armés palestiniens et des individus palestiniens en 2023, ce qui soulève de graves préoccupations quant au fait que de telles attaques violent les principes de distinction et de proportionnalité en vertu du droit international humanitaire et pourraient constituer des crimes de guerre. 

En Cisjordanie, la violence des colons

En Cisjordanie, les attaques perpétrées par des colons contre des Palestiniens continuent d’augmenter. En 2025, au moins sept Palestiniens ont été tués et 832 autres blessés. Cela représente une hausse de 130 % du nombre de morts et de blessés par rapport à l’année 2024. Selon les enquêteurs onusiens, cette tendance s’est poursuivie cette année, avec des « attaques perpétrées quotidiennement ». 

Le rapport a révélé que les autorités israéliennes sont directement impliquées dans les attaques menées par des colons qui ont tué, causé des dommages physiques et psychologiques et déplacé des communautés palestiniennes. 

La Commission d’enquête de l’ONU relève que la violence des colons en Cisjordanie soutient la politique de l’État israélien : maintien de l’occupation, expansion des colonies et déplacement des Palestiniens.

© UNFPA Palestine
Une femme et deux enfants marchent près de la ville de Jénine, en Cisjordanie.

Violences sexuelles

Des enfants sont agressés, enlevés ou maltraités dans leur vie quotidienne – à l’école, en jouant ou dans leurs champs – provoquant blessures, traumatismes et perturbation durable de leur éducation et de leur sécurité.

Des colons ont également commis ou menacé des violences sexuelles et harcelé des femmes palestiniennes dans le but de semer la peur et l’humiliation, tout en limitant leur liberté de circulation, leur accès aux écoles et lieux de travail, et les rendant plus vulnérables à la maltraitance domestique.

« La communauté internationale doit exercer une pression concertée sur Israël pour qu’il s’acquitte de ses obligations en vertu du droit international et prenne des mesures immédiates et décisives pour démanteler les colonies et les avant-postes, et mettre fin une fois pour toutes à la violence des colons », a fait valoir M. Muralidhar.

Le rapport de la Commission sera présenté, le lundi 15 juin 2026 à Genève, lors de la 62e session du Conseil des droits de l’homme.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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