L’impact est évidemment plus fort dans les pays situés au cœur ou à proximité des combats, mais à long terme, les dégâts peuvent également être considérables dans des pays plus éloignés des zones de conflits.
La nouvelle analyse de l’agence onusienne montre que le choc provoqué par l’escalade du conflit au Moyen-Orient ne se limite pas aux pays directement touchés, mais affecte de manière disproportionnée ceux qui disposent des marges budgétaires les plus limitées pour absorber la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires.
Pour ces pays, la crise impose des arbitrages impossibles entre stabiliser les prix aujourd’hui et financer la santé, l’éducation et l’emploi demain.
Les pays importateurs d’énergie les plus durement touchés
« La guerre fait reculer le développement : en quelques semaines, un conflit peut anéantir ce que les pays ont construit au fil des années », a déclaré Alexander De Croo, Administrateur du PNUD.
Bien qu’un cessez-le-feu ait été annoncé dans la nuit de mardi à mercredi, l’impact de cette guerre, qui dure déjà depuis six semaines, est passé d’une phase « aiguë » à une phase « durable ». Plus cette phase se prolonge, plus le risque de voir la pauvreté s’aggraver rapidement dans les pays vulnérables augmente.
Dans le pire des scénarios, 32 millions de personnes pourraient sombrer dans la pauvreté. La moitié de l’augmentation mondiale de la pauvreté concerne le groupe des 37 pays importateurs nets d’énergie.
Si les économies avancées sont en mesure d’amortir les effets des chocs énergétiques, les pays de la région du Golfe, d’Asie, d’Afrique subsaharienne et les petits États insulaires en développement (PEID) sont particulièrement vulnérables.
Jusqu’à 4 millions de pauvres en plus dans les États arabes
Dans la région des États arabes par exemple, les simulations suggèrent que près de 4 millions de personnes supplémentaires pourraient être poussées dans la pauvreté dans des scénarios de forte intensité de conflit.
La hausse des taux de pauvreté se concentre au Levant et dans les pays fragiles (Soudan et Yémen), où la vulnérabilité de base est la plus élevée et où les chocs se traduisent plus fortement par des pertes de bien-être.
Le PNUD anticipe une baisse du PIB de 3,7 à 6 %, soit une contraction de 120 à 194 milliards de dollars, concentrée dans les sous-régions du Conseil de coopération du Golfe(CCG) et du Levant.
En Afrique, économies et ménages sont déjà touchés, appelant une réponse politique rapide et efficace. Vingt-neuf monnaies se sont dépréciées, renchérissant le service de la dette extérieure et les importations de denrées alimentaires, de carburant et d’engrais.
Les pays de la région du Golfe, d’Asie, d’Afrique subsaharienne et des petits États insulaires en développement sont particulièrement vulnérables.
6 milliards de dollars pour protéger les plus vulnérables
Les perturbations de l’approvisionnement énergétique du Golfe menacent l’accès à l’ammoniac et à l’urée en pleine saison des semis (mars-mai), au risque de réduire la production agricole et d’aggraver l’insécurité alimentaire d’urgence, surtout dans les ménages à faibles revenus et les économies dépendantes des importations.
Le PNUD propose des mesures pour atténuer les effets du conflit dans les pays les plus touchés, notamment des transferts en espèces ciblés et temporaires, première ligne de défense pour protéger les ménages pauvres et vulnérables.
Selon le scénario qui se concrétisera, 6 milliards de dollars pourraient être nécessaires pour garantir l’efficacité de cette mesure.
Le PNUD déconseille en revanche les subventions énergétiques généralisées, qui profitent surtout aux ménages les plus aisés et sont financièrement insoutenables à long terme.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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