Plus de 38 000 ont été tuées et 11 700 grièvement blessées dans les frappes aériennes et les opérations militaires terrestres israéliennes, précise l’agence dans un communiqué. La plupart de ces victimes ont été recensées durant les deux premières années du conflit, mais le bilan continue de s’alourdir : 277 femmes et filles ont été tuées au cours de l’année écoulée.

« Les femmes et les filles continuent d’être prises pour cible malgré l’entrée en vigueur d’un accord de cessez-le-feu en octobre 2025 », déplore ONU Femmes.

Déplacées et cheffes de famille

Depuis octobre 2023, plus de 150 ordres d’évacuation et de déplacement émis par les Forces de défense israéliennes ont chassé de chez elles près d’un million de femmes et de filles, soit la quasi-totalité d’entre elles. La majorité vit sous des tentes ou dans les ruines, sans intimité. Les femmes accouchent dans des conditions dangereuses et insalubres, et près de 4 000 fausses couches ont été enregistrées au premier semestre 2026, trois fois plus qu’au second semestre 2025.

Près d’un ménage sur quatre, soit environ 86 290 foyers, serait désormais dirigé par une femme, contre un sur neuf avant la guerre.

« Pour les ménages dirigés par des femmes, l’impact va au-delà du chagrin d’avoir perdu un mari, un père ou un autre être cher », souligne l’agence. « Beaucoup assument désormais seules la responsabilité de subvenir aux besoins de leur famille, de la protéger et de la maintenir unie, dans des conditions de plus en plus dévastatrices. »

ONU Info
Ola Ishtiwi et sa famille devant le bâtiment détruit où ils ont trouvé refuge.

La faim persiste, l’aide recule

Malgré le cessez-le-feu, l’accès à la nourriture, à un abri, à l’eau potable et aux produits d’hygiène reste très limité. Entre juillet et décembre 2026, quelque 702 000 femmes et filles devraient connaître une insécurité alimentaire aiguë de niveau de crise ou pire.

Dans le même temps, la plus forte baisse de l’aide jamais enregistrée menace les organisations de femmes en première ligne. Sur 14 organisations interrogées à Gaza et en Cisjordanie occupée, 13 constatent une hausse des besoins depuis 2025 et autant disent ne pas avoir les moyens d’y répondre. Toutes signalent une augmentation des violences basées sur le genre, de la pauvreté et de la détresse psychologique. Près des deux tiers ont dû placer des femmes et des filles sur liste d’attente ou les refuser.

ONU Info
Une fresque peinte par Janna Abu Harbid sur un mur survivant de sa maison familiale détruite à Sheikh Ajleen, à l’ouest de la ville de Gaza, dépeint l’expérience du déplacement et de la vie sous des tentes.

Appliquer le cessez-le-feu, pleinement

Présente à Gaza, ONU Femmes appuie ces organisations en matière de protection, d’aide juridique, de soutien psychosocial et d’assistance en espèces.

« Mais les femmes et les filles de Gaza ont besoin de paix », souligne l’agence, appelant à la pleine mise en œuvre du cessez-le-feu, au respect du droit international et à l’établissement des responsabilités pour les violations.

« L’aide humanitaire doit parvenir à celles et ceux qui en ont besoin, à grande échelle et sans entrave », insiste ONU Femmes. « Les femmes et les filles doivent être placées au centre des efforts de réponse et de relèvement. »

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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