Quatre attaques ont été recensées rien qu’au mois de mai, tuant 12 policiers, a détaillé le HCDH, rappelant que les attaques visant des membres des forces de police au seul motif qu’ils exercent des fonctions ordinaires de maintien de l’ordre et de police constitueraient des « crimes de guerre ».
« Près de huit mois se sont écoulés depuis l’annonce d’un cessez-le-feu, et aucune fin n’est en vue pour les tueries, les troubles et la misère »,a déclaré dans un communiqué, Ajith Sunghay, représentant du HCDH dans les TPO.
Des attaques israéliennes contre des membres des forces de police ont été signalées lors d’opérations ordinaires de maintien de l’ordre, notamment lors de la régulation de la circulation et de patrouilles dans les rues et sur les marchés.
Plusieurs frappes visent des zones très fréquentées
Selon l’ONU, ce schéma témoigne d’un mépris pour la vie des civils, y compris celle des membres des forces de police, plusieurs frappes ayant eu lieu dans des zones très fréquentées, tuant, outre des membres des forces de police, des déplacés internes, des enfants et des détenus.
Le dernier épisode en date remonte au 23 mai dernier quand une frappe israélienne a touché un poste de contrôle de la police dans le quartier d’Al Tawam, à Gaza, tuant au moins cinq policiers et deux autres personnes, dont un garçon.
Le 24 avril 2026, un drone israélien avait également frappé un véhicule de police menant une opération de maintien de l’ordre dans la zone Beer 19 du camp d’Al Mawasi, à l’ouest de Khan Younis – un campement surpeuplé de Palestiniens déplacés.
L’attaque a coûté la vie à quatre policiers, ainsi qu’à trois autres hommes et à un garçon de neuf ans qui se trouvaient dans des tentes voisines. Elle s’est produite au moment de la prière du coucher du soleil, alors que de nombreux Palestiniens se rendaient de leurs tentes à une mosquée voisine.
Ciblage systématique des institutions de gouvernance publique
La nature de ces attaques fait craindre que les forces israéliennes ne fassent aucune distinction entre les membres des forces de police et les combattants appartenant à des groupes armés à Gaza. Or, en vertu du droit international humanitaire, les membres des forces de police sont des civils qui doivent être protégés contre les attaques, à moins qu’ils ne participent directement aux hostilités.
Pour l’ONU, ces attaques s’inscrivent également dans un schéma plus large de manquement systématique de la part d’Israël à prendre constamment soin d’épargner les civils et les biens de caractère civil dans la conduite des hostilités à Gaza.
Même dans l’hypothèse où une ou plusieurs de ces attaques auraient visé des combattants, le lieu et le moment choisis pour les mener dans des zones densément peuplées, ainsi que l’utilisation d’armes à large rayon d’action, indiquent que les forces israéliennes n’ont pas pris les précautions raisonnables pour « éviter et réduire au minimum les pertes accidentelles de vies civiles ».
« Israël a l’obligation à ce que l’ordre public et la sécurité soient assurés pour les Palestiniens. Au lieu de cela, le ciblage systématique et le démantèlement des institutions de gouvernance publique ont plongé la région dans le chaos, avec des conséquences dévastatrices pour les civils », a fait valoir M. Sunghay.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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