Dans un communiqué, le Coordinateur spécial adjoint de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Ramiz Alakbarov, a condamné « fermement les récentes entraves apportées aux opérations humanitaires » par les autorités de facto de Gaza, en référence au Hamas.

Selon lui, ces agissements « ont mis en danger le personnel humanitaire, intimidé les travailleurs chargés de distribuer une aide alimentaire vitale et perturbé des opérations humanitaires vitales ».

Le diplomate onusien affirme notamment que des hommes armés liés au Hamas ont fait irruption samedi dans un centre de distribution alimentaire à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza. Ces mêmes individus se seraient ensuite introduits dans un entrepôt du Programme alimentaire mondial (PAM), où deux chauffeurs transportant des fournitures humanitaires auraient été agressés.

Pour les Nations Unies, ces incidents ne constituent pas des actes isolés. Ils traduisent, selon M. Alakbarov, « une tendance de plus en plus dangereuse à l’intimidation, à la violence et à l’obstruction », qui compromet directement les opérations de secours.

© PAM / Maxime Le Lijour
Un employé du Programme alimentaire mondial (PAM) parle avec une femme déplacée devant son domicile à Hamad City, dans la bande de Gaza.

Un espace humanitaire toujours plus réduit

Le responsable onusien juge que les menaces contre les travailleurs humanitaires, les entraves à la circulation des convois et les tentatives d’ingérence dans la distribution de l’aide rendent les opérations de plus en plus difficiles.

Cette détérioration intervient alors que l’espace humanitaire continue de se réduire. Les Nations Unies soulignent que l’extension des zones sous contrôle israélien limite encore les secteurs accessibles aux civils comme aux organisations humanitaires, compliquant davantage la distribution de l’aide.

« La population de Gaza, qui a déjà enduré d’immenses souffrances, ne peut supporter de nouveaux retards ou perturbations dans l’acheminement d’une aide vitale », a averti M. Alakbarov, qui appelle à mettre fin immédiatement à toute ingérence dans les opérations humanitaires.

« Les civils, y compris le personnel humanitaire, doivent toujours être protégés, et le passage rapide, sûr et sans entrave de l’aide humanitaire impartiale doit être facilité », a-t-il insisté.

Le cessez-le-feu conclu en octobre entre Israël et le Hamas, après deux années de guerre déclenchées par l’attaque sanglante perpétrée par le groupe palestinien le 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël, était censé ouvrir la voie à un règlement du conflit, qui a couté la vie à plus de 70 000 résidents de Gaza. La deuxième phase de l’accord, qui devait notamment conduire au désarmement du Hamas et à un retrait progressif de l’armée israélienne de l’enclave, n’a jamais véritablement été mise en œuvre. Selon plusieurs médias, les forces israéliennes contrôlerait désormais plus de 60 % de la bande de Gaza, réduisant encore les marges de manœuvre des organisations humanitaires.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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