Au total, plus de 13 % de la population de l’enclave palestinienne vit ainsi dans des logements exposés aux intempéries ou dans des bâtiments dangereux, selon l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).

Plus de 44 000 personnes vivent encore dans quelque 2 300 bâtiments « dangereux présentant un risque accru d’effondrement pendant l’hiver ». Par ailleurs, plus de 4 000 bâtiments classés « dangereux » à travers Gaza nécessitent une démolition totale ou partielle.

L’exposition aux inondations est particulièrement forte dans les zones de faible altitude, à proximité des côtes et des lagunes, ainsi que dans les secteurs où les réseaux de drainage sont obstrués, précise l’agence onusienne.

Près de 2 millions de personnes ont besoin d’un abri

Face à ces risques, plusieurs mesures sont en cours ou prévues : pose de sacs de sable, débouchage des canalisations, surélévation des abris, nivellement des terrains, enlèvement des débris et déploiement de pompes à eau.

Ces interventions font partie d’un dispositif plus large de préparation à l’hiver, mené avec les autres acteurs humanitaires. Co-responsable du groupe thématique « Gestion des sites », l’UNRWA en assure la coordination : l’agence évalue les risques, identifie les sites prioritaires et organise des actions ciblées, de la prévention des inondations à l’amélioration des accès, en passant par le renforcement des abris et la mobilisation des communautés.

Les besoins en hébergement restent toutefois considérables. Selon une classification du groupe « Gestion des sites », établie à partir d’enquêtes menées en juin, près de 1,98 million de personnes, soit 94 % de la population de la bande de Gaza, ont besoin d’un abri ou d’articles non alimentaires.

© UNICEF/Eyad El Baba
Des eaux usées et des déchets s’accumulent à proximité des tentes de personnes déplacées internes à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.

Parmi elles, 58 % font face à des besoins jugés critiques ou catastrophiques. Ces situations se caractérisent notamment par des conditions d’hébergement gravement insuffisantes ou par un accès limité aux services essentiels et aux biens non alimentaires, avec « de sérieux risques pour la santé, la sécurité et la dignité » des déplacés gazaouis.

Les travaux de drainage se poursuivent avant l’hiver

Ces besoins considérables se traduisent sur le terrain par des opérations visant à améliorer les conditions d’accueil et à réduire les risques liés aux inondations.

Les partenaires humanitaires interviennent notamment sur les infrastructures de drainage et d’assainissement. Dans les zones de Wadi Salqa, à Deir al-Balah, et d’An-Nasser, à Gaza, toutes deux exposées aux inondations, ils réaménagent les canaux de drainage. Ils réparent également les stations de pompage des eaux usées et les réseaux d’eaux pluviales afin d’en accroître la capacité et de mieux séparer les différents réseaux d’eaux.

Parallèlement, des sites susceptibles d’accueillir une réinstallation volontaire et sûre sont évalués. Mais pour l’UNRWA, une opération à grande échelle reste conditionnée à plusieurs préalables : déminage, nivellement des terrains sablonneux, installation de systèmes de drainage et d’approvisionnement en eau, éclairage, amélioration des accès et clarification des droits fonciers.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

To submit your press release: (https://www.globaldiasporanews.com/pr).

To advertise on Global Diaspora News: (www.globaldiasporanews.com/ads).

Sign up to Global Diaspora News newsletter (https://www.globaldiasporanews.com/newsletter/) to start receiving updates and opportunities directly in your email inbox for free.