Avec 9 144 cas confirmés et 4 410 décès, cette flambée est devenue la plus meurtrière enregistrée dans le pays. Elle touche désormais sept provinces et 65 zones de santé dans l’est de la RDC.
Après une expansion rapide en juillet et août, l’épidémie évolue de façon plus contrastée. Dans son rapport de situation daté du 11 octobre, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) décrit une succession de baisses et de rebonds, à des rythmes différents selon les territoires.
Au Kenya, les autorités ont annoncé mercredi un deuxième cas d’Ebola, une semaine après la détection d’une première infection. Le nouveau patient, un homme de 39 ans, est un membre de la famille du premier malade, décédé le 5 octobre dans un hôpital de Nairobi.
Des reculs locaux, mais des foyers toujours actifs
En RDC, l’Ituri demeure le principal foyer, avec plus de 70 % des cas confirmés cumulés, même si sa part dans le bilan total diminue. Le ralentissement observé dans certaines zones de la province est toutefois contrebalancé par une transmission persistante ou renouvelée ailleurs, notamment au Nord-Kivu. Une transmission importante se poursuit également dans le Haut-Uélé.
Des cas sporadiques continuent, en outre, d’étendre la portée géographique de l’épidémie.
« Cette évolution reflète une propagation asynchrone entre les provinces et les zones sanitaires », explique l’OMS. Les baisses locales doivent donc être interprétées avec prudence : elles ne signalent pas encore un recul durable de l’ensemble de la flambée.
Des obstacles à la rupture des chaînes de transmission
Cette persistance de la transmission s’explique notamment par les difficultés à interrompre les chaînes de contamination sur le terrain.
Malgré le renforcement de la riposte, les retards dans la détection des cas, le suivi des contacts et la prise en charge des malades permettent aux chaînes de transmission de se maintenir.
La mobilité des populations, l’insécurité et les difficultés d’accès à certaines communautés compliquent également les interventions. Ces obstacles favorisent la circulation du virus et sa réapparition dans des zones déjà touchées.
Au Nord-Kivu, les services de santé restent soumis à de fortes contraintes. Les lits destinés aux cas suspects sont presque saturés et les capacités de transport par ambulance demeurent limitées, ce qui entrave la prise en charge des patients.
Un programme de vaccination à des fins de recherche a été lancé en Ituri, en République démocratique du Congo, à l’intention des professionnels de santé et des autres personnels de première ligne exposés à un risque accru de contamination par le virus Ebola.
La vaccination progresse
Les opérations de vaccination et les activités de recherche se poursuivent néanmoins dans les zones touchées.
Sur les 70.000 doses d’Ervebo attribuées à la RDC le 17 août 2026, 20.000 ont été affectées à un essai clinique de phase 3 et 2.000 à l’étude observationnelle BRAVO, consacrée à l’efficacité du vaccin auprès des professionnels de santé en Ituri. Par ailleurs, 30.000 doses ont été destinées à la vaccination des professionnels de santé et des agents de première ligne, dans le cadre de protocoles de recherche distincts, avec consentement éclairé.
En Ituri, le programme national de vaccination a fourni 5.900 doses. Au Haut-Uélé, 470 personnes ont été vaccinées sur les 1.060 préenregistrées, soit 44 %. Au Bas-Uélé, les stocks sont épuisés.
« La campagne de vaccination par Ervebo® et les activités de recherche associées ont continué à prendre de l’ampleur, bien que leur mise en œuvre ait été affectée par une disponibilité intermittente du vaccin », indique l’OMS.
À Mungbwalu, en Ituri, un volontaire de l’UNICEF utilise un mégaphone pour mettre en garde les habitants concernant Ebola.
Consolider les progrès pour éviter de nouveaux rebonds
Pour l’agence, mettre durablement fin à l’épidémie exige avant tout de rompre les chaînes de transmission restantes. Cela suppose de détecter et d’isoler rapidement les cas, d’assurer le suivi d’au moins 95 % des contacts, de renforcer les mesures de prévention et de garantir des inhumations sécurisées.
L’OMS préconise aussi une surveillance accrue dans les nouveaux foyers, une meilleure coordination transfrontalière et une recherche active des contacts.
Sans une mise en œuvre cohérente de ces mesures, les progrès locaux pourraient être rapidement compromis par « une reprise de la transmission et une nouvelle propagation géographique ».
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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