« Les frappes militaires massives lancées par les États-Unis et Israël – ainsi que les attaques ultérieures menées par l’Iran contre tant de pays, et qui ont été fermement condamnées hier par le Conseil de sécurité – représentent une grave menace pour la paix et la sécurité internationales et ont causé d’immenses souffrances aux civils. La région est poussée jusqu’au point de rupture », a déclaré M. Guterres alors qu’il recevait le Prix international de la paix Atatürk, à Ankara, en Turquie.

« Les conséquences se propagent en cascade à travers le monde : perturbations des échanges commerciaux, hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, aggravation de l’insécurité et de l’instabilité », a-t-il ajouté, soulignant que « comme toujours, ce sont les plus vulnérables qui sont touchés en premier et le plus durement ».

Des millions de déplacés

Selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), plus de 4,1 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur de leur propre pays — en Afghanistan, en Iran, au Liban et au Pakistan — depuis le début de l’escalade. Par ailleurs, quelque 117 000 personnes ont cherché refuge dans un autre pays.

« La région et le monde ont désespérément besoin d’une issue à cette crise », a plaidé le Secrétaire général de l’ONU. « La désescalade et le dialogue sont la seule manière d’en sortir ».

Il a exhorté « toutes les parties à cesser les hostilités, à respecter le droit international, à protéger les civils et à retourner immédiatement à la table des négociations ».

Le Président turc Erdogan (à droite) remet le Prix international de la paix Atatürk au Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à Ankara.

Visite en Turquie pour le Ramadan

Le Secrétaire général se trouvait jeudi en Turquie dans le cadre d’une visite de solidarité pour marquer le mois du Ramadan dans un pays musulman.

Comme l’a noté le chef de l’ONU, les répercussions de la guerre au Moyen-Orient s’étendent bien au-delà de la région. Les prix du pétrole ont flambé, alors que les attaques contre le transport maritime et les infrastructures énergétiques perturbent les routes d’approvisionnement essentielles.

Selon la presse, l’armée israélienne a lancé jeudi soir une nouvelle vague de frappes sur le centre de la capitale libanaise, Beyrouth, affirmant viser des infrastructures appartenant au Hezbollah, allié de l’Iran. Ces frappes sont intervenues quelques heures après que le nouveau Guide suprême de l’Iran a juré de continuer à bloquer le détroit d’Ormuz, une route pétrolière vitale.

L’Organisation maritime internationale (OMI), une agence des Nations Unies, a annoncé qu’elle réunirait son Conseil en session extraordinaire les 18 et 19 mars à Londres afin d’examiner les risques croissants pesant sur le transport maritime et les gens de mer, en lien avec l’escalade de la crise dans la région du Golfe.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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