Cela a permis aux agences des Nations Unies d’accéder au camp d’Al-Hol, offrant un répit aux dizaines de milliers de résidents, dont de nombreuses familles de djihadistes présumés, tout en rétablissant les livraisons vitales d’aide humanitaire.
Une équipe du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a pu entrer dans le camp et rencontrer certains résidents. « Avec notre représentant ici à Damas, nous nous sommes rendus à Al-Hol il y a 4-5 jours, nous avons tout de suite rencontré les forces gouvernementales syriennes qui avaient pris le contrôle autour du périmètre du camp », a expliqué Céline Schmitt, porte-parole du HCR, dans un entretien accordé lundi à ONU info.
Sous la pression militaire, les forces kurdes se sont retirées d’Al-Hol, permettant ainsi à l’armée syrienne d’en reprendre la gestion. Selon les rapports des médias, Al-Hol abrite quelque 24.000 personnes, dont 15.000 Syriens et environ 6.500 femmes et enfants étrangers d’une quarantaine de nationalités.
Les agences humanitaires notent qu’Al-Hol accueille certaines des personnes les plus vulnérables et dépendantes de l’aide humanitaire de toute la Syrie, les femmes et les enfants représentant la majorité de la population du camp.
Priorités immédiates : eau, nourriture et santé
À Al-Hol, les familles dépendent entièrement de l’aide humanitaire pour l’accès à l’eau et à la nourriture. Toute interruption prolongée de ces services vitaux met directement des vies en danger.
Depuis le 23 janvier, les équipes du HCR se rendent chaque jour sur le terrain. Elles rencontrent principalement des femmes et des enfants du camp. « Les résidentes ont souligné que leurs priorités sont avant tout l’accès à l’eau, à la nourriture et à des soins de santé », a précisé la porte-parole du HCR.
Face à cette situation critique, les acteurs humanitaires ont intensifié leurs efforts pour rétablir rapidement l’accès aux services essentiels, après la suspension pendant plusieurs jours de l’approvisionnement en eau et de la livraison quotidienne de pain.
« Nous avons travaillé étroitement avec le gouvernement syrien, mais aussi avec d’autres acteurs, afin de rétablir l’accès à ces services essentiels, ce qui a pu être fait en deux jours », a indiqué Mme Schmitt.
Des enfants au camp d’Al Hol pour personnes déplacées en Syrie.
Préparer le retour des Syriens ayant des besoins médicaux
Au-delà de ces besoins immédiats, les résidents expriment également un désir urgent de solutions pour leur avenir. Dans ce contexte, le HCR et ses partenaires indiquent travailler sur des « solutions pour les Syriens », en collaboration avec les autorités syriennes.
Parmi les priorités figure le retour, dans leurs régions d’origine, de certains résidents syriens du camp, « atteints de maladies graves et qui avaient besoin d’accès à des services médicaux ».
« On a travaillé avec les autorités syriennes qui sont en charge de la sécurité et qui ont fait en sorte de donner un accord sécuritaire pour que ces personnes puissent quitter le camp », a expliqué Mme Schmitt.
Cependant, même après leur départ du camp d’Al-Hol, ces personnes font face à de nouveaux défis dans leur réintégration, liés à la reconstruction de leurs vies : trouver un logement non détruit, accéder à un emploi pour subvenir aux besoins de leur famille et assurer la scolarisation des enfants.
Dans ce contexte, les acteurs des Nations Unies poursuivent leur travail pour évaluer les besoins et apporter le soutien nécessaire, essentiel non seulement à la réintégration de ces familles, mais aussi au renforcement de la cohésion sociale.
Plus de 170.000 déplacés dans le nord-est
Ces derniers développements interviennent dans un contexte de forts mouvements de populations dans le nord-est de la Syrie. Rien que la semaine dernière, le nombre de personnes déplacées à Hassaké est passé de 5.700, enregistrées le 18 janvier, à plus de 146.000. La plupart de ces déplacés vivent dans des centres collectifs.
Parallèlement, à Alep, l’accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et les forces kurdes, annoncé le 18 janvier, a permis la poursuite des retours. Environ 80 % des personnes déplacées au début des hostilités à Alep — soit 138.000 personnes au 9 janvier — ont ainsi regagné leur foyer, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Le nombre de déplacés internes reste toutefois élevé, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) : plus de 170.000 civils sont recensés dans les gouvernorats d’Alep, d’Hassaké et de Raqqa, dont une grande partie à Qamishli et à Al-Malikiyyeh.
L’aide de l’ONU arrive à Kobani
Par ailleurs, l’ONU a indiqué qu’un convoi humanitaire multi-agence est arrivé dimanche dans la ville de Kobani, livrant de la nourriture, des produits nutritionnels, des fournitures médicales, des articles d’hygiène, du matériel pour l’hiver, des kits de cuisine et des fournitures pour les enfants.
Cette aide a été fournie par l’agence des Nations Unies chargée des questions de santé sexuelle et reproductive (UNFPA), l’UNICEF, le Programme alimentaire mondial (PAM), le HCR et leurs partenaires.
Le convoi comprenait également deux camions-citernes destinés à réapprovisionner la station d’eau de Karakoi et à rétablir l’approvisionnement en eau de Kobani et des villages environnants.
Dans le prolongement de l’annonce d’un cessez-le-feu, le gouvernement syrien a indiqué avoir ouvert deux couloirs humanitaires à Hassaké et à Alep.
Hier, lundi, les autorités ont annoncé l’ouverture d’un autre couloir près de la ville de Sarin, dans la province d’Alep, afin de permettre aux populations de quitter la zone.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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