« Le Secrétaire général reste profondément alarmé par l’escalade des hostilités à Alep et par les rapports de plus en plus nombreux faisant état de victimes civiles. Des dizaines de milliers de personnes auraient été déplacées, la situation continuant de se détériorer », a déclaré son porte-parole, Stéphane Dujarric, jeudi, lors d’un point de presse.
Les affrontements ont repris mardi entre les forces de sécurité générales du gouvernement de transition et les Forces démocratiques syriennes (FDS), majoritairement kurdes, après une brève accalmie suite au cessez-le-feu annoncé fin décembre 2025.
Les premiers combats, près du rond-point d’Alleramoon – à la périphérie ouest d’Alep – se sont étendus aux quartiers à majorité kurde d’Ash-Sheikh Maqsoud et d’Ashrafiyeh, les bombardements ayant également touché les zones environnantes contrôlées par le gouvernement.
Des travailleurs humanitaires fournissent de l’eau en bouteille à des familles déplacées fuyant Alep, en Syrie.
Des établissements de santé touchés
Plusieurs établissements de santé ont été touchés, notamment l’hôpital Zahi Azarak, l’hôpital Ibn Rished et l’hôpital Othman, certains ayant apparemment cessé leurs activités en raison des dégâts et des attaques. Des restrictions de circulation ont été imposées sur les principaux axes routiers.
Depuis mercredi matin, des milliers de familles ont fui leurs foyers, beaucoup cherchant refuge auprès de communautés d’accueil dans la ville d’Alep et le district d’Afrin, a précisé M. Dujarric.
Les autorités ont annoncé l’ouverture de deux corridors humanitaires à travers Awared et Zuhour pour permettre l’évacuation des civils. Les écoles, les universités et les institutions gouvernementales ont toutes suspendu leurs activités. Les vols à destination et en provenance de l’aéroport international d’Alep restent suspendus pour le moment.
« Nos partenaires humanitaires mobilisent des ressources pour répondre aux déplacements croissants. Aujourd’hui, une équipe des Nations Unies à Alep a mené une mission d’évaluation au camp de Yad Al Aoun à Afrin afin d’évaluer les besoins immédiats et la capacité d’intervention », a dit le porte-parole du Secrétaire général.
Relancer l’accord de mars
Le chef de l’ONU a appelé toutes les parties à faire preuve de flexibilité et de bonne volonté sur les plans militaire et politique et à reprendre les négociations afin de mettre pleinement en œuvre l’accord du 10 mars 2025 entre les deux parties.
Interrogé mercredi sur les mesures concrètes nécessaires, M. Dujarric a déclaré qu’un accord entre le gouvernement et les FDS sur le placement des forces de sécurité sous un commandement national unifié serait une mesure clé, soulignant la nécessité d’un État où « tous les Syriens se sentiraient en sécurité et protégés ».
Ces dernières violences surviennent dans un contexte de transition difficile après la chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.
Depuis lors, des flambées de violence dans plusieurs régions du pays – notamment de nouvelles attaques interconfessionnelles visant principalement les zones côtières à majorité alaouite et les communautés druzes à Souweïda et dans d’autres gouvernorats – ont provoqué de nouveaux déplacements et renforcé les craintes des Syriens qui se remettent encore de près de 14 ans de guerre.
Détérioration des conditions humanitaires
Des millions de Syriens restent dépendants de l’aide humanitaire, et beaucoup sont contraints de passer un nouvel hiver sous des tentes ou dans des maisons endommagées.
Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination de l’aide humanitaire (OCHA), les fortes tempêtes de neige qui ont frappé le nord de la Syrie fin décembre ont touché environ 158 000 personnes déplacées dans les gouvernorats d’Alep, d’Idleb et d’Al-Hasakeh.
Deux nourrissons sont morts de froid dans des camps de déplacés dans le nord d’Idleb, tandis que des milliers d’abris ont été endommagés, laissant des familles exposées à des températures glaciales.
L’OCHA a averti que sans une intensification rapide de l’aide, les risques sanitaires – en particulier pour les enfants, les personnes âgées et les personnes atteintes de maladies chroniques – continueront d’augmenter, d’autant plus que l’insécurité entrave l’accès et la distribution de l’aide.
Visite du chef des opérations de paix
Le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, était en Syrie, jeudi, dans le cadre d’une visite au Moyen-Orient. Il devait se rendre sur le plateau du Golan pour rencontrer des membres de la Force des Nations Unies chargée de l’observation du désengagement (FNUOD) et rencontrer les autorités syriennes dans la capitale, Damas.
Plus tôt cette semaine, M. Lacroix était au Liban, où il a rencontré des hauts responsables et rendu visite aux Casques bleus des Nations Unies. Il a souligné le rôle continu de la FINUL dans le maintien de la stabilité et la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité jusqu’à la fin de son mandat en décembre de cette année.
Après sa visite en Syrie, le chef des opérations de paix doit se rendre en Jordanie, puis en Israël.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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