À l’issue d’une mission de cinq jours au Soudan, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a décrit une situation militaire et humanitaire alarmante, dont des bombardements, frappes aériennes et combats au sol exposant directement les civils. Selon son bureau, plus de 25 000 personnes ont déjà été déplacées dans l’ensemble du Kordofan du Sud depuis la fin octobre, date à laquelle les hostilités se sont intensifiées entre les paramilitaires Forces de soutien rapide (FSR) et l’armée soudanaise.

Garantir un passage sûr aux civils

La menace se précise autour de Kadugli, ville assiégée et contrôlée par les forces armées soudanaises, où une situation de famine a été confirmée. « Selon certaines informations, des troupes supplémentaires des Forces de soutien rapide et de leur allié, le SPLM-Nord, se trouveraient à environ 20 kilomètres de la ville assiégée de Kadugli », a déclaré mardi Ravina Shamdasani, porte-parole du bureau des droits de l’homme, lors d’un point de presse régulier à Genève.

Face à cette concentration de forces et à l’aggravation rapide de la crise humanitaire, le Haut-Commissaire a lancé un avertissement sans ambiguïté aux belligérants. « Le Haut-Commissaire a exhorté toutes les parties au conflit, notamment lors d’une réunion avec une délégation des RSF dimanche, à veiller à ce que les crimes commis pendant et après la prise de contrôle d’El Fasher ne se reproduisent pas à Kadugli, Dilling et dans l’ensemble de la région du Kordofan », a poursuivi Mme Shamdasani.

Pour traduire cette mise en garde en mesures concrètes, M. Türk, a appelé à une série d’actions immédiates, parmi lesquelles « garantir un passage sûr aux civils qui quittent les zones de conflit actif ».

Le chef des droits de l’homme des Nations Unies, Volker Türk, rencontre des gens à Dongola, la capitale de l’État du Nord, au Soudan.

Protéger les civils et mettre fin à l’impunité

L’objectif est clair : empêcher que les populations prises au piège ne soient à nouveau livrées aux pires exactions. « Les civils doivent être protégés contre les exécutions sommaires, les violences sexuelles, les représailles fondées sur une prétendue [collaboration], les détentions arbitraires et les enlèvements », a insisté Ravina Shamdasani.

Ces obligations s’accompagnent d’un impératif de responsabilité. Les forces armées et leurs alliés doivent respecter le droit international et répondre de leurs actes, notamment « en réprimant ces violations et en traduisant en justice les responsables de violations et d’abus, quelle que soit leur affiliation ».

Mais sur le terrain, les violations s’inscrivent dans une dynamique désormais bien documentée. Depuis le début du conflit, les abus graves se multiplient, en particulier lors des offensives visant à prendre le contrôle de nouvelles zones.

Cette lecture est corroborée par les évaluations internationales les plus récentes. Dans un rapport présenté lundi au Conseil de sécurité, la Cour pénale internationale (CPI) a estimé que des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité avaient été commis autour de la chute d’El Fasher et au-delà. « Cela confirme largement nos propres conclusions », a souligné la porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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