Dans un communiqué de presse, le porte-parole du chef de l’organisation a pris acte de la signature, mercredi, par le président américain Donald Trump, d’un décret ordonnant le retrait des Etats-Unis de 66 conventions et organisations internationales, au motif qu’elles « ne servent plus les intérêts américains ».
Le porte-parole a toutefois rappelé à Washington ses obligations financières auprès de l’organisation. « Les contributions obligatoires au budget ordinaire des Nations Unies et au budget des opérations de maintien de la paix, telles qu’approuvées par l’Assemblée générale, constituent une obligation juridique en vertu de la Charte des Nations Unies pour tous les États membres, y compris les États-Unis », a-t-il indiqué.
Selon le décret présidentiel signé par M. Trump, la décision concerne 31 agences et entités des Nations Unies, au nombre desquelles :
- le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), qui soutient la santé maternelle et infantile et lutte contre les violences sexuelles et fondées sur le genre ;
- la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC), qui favorise la coopération mondiale face au dérèglement climatique ;
- le Fonds des Nations Unies pour la démocratie, qui finance et accompagne des projets de la société civile en faveur de la démocratie ;
- d’autres bureaux du Secrétariat de l’ONU basés à New York et ailleurs, notamment ceux chargés des enfants dans les conflits armés et de la lutte contre l’utilisation de la violence sexuelle comme arme de guerre.
La liste comprend également quatre des cinq commissions régionales de coopération multilatérale des Nations Unies pour l’Asie-Pacifique, l’Asie occidentale, l’Afrique, l’Amérique latine et les Caraïbes.
Pour les entités des Nations Unies, « le retrait signifie la cessation de la participation ou du financement de ces entités, dans la mesure permise par la loi », précise le mémorandum.
Le travail se poursuit, assure Guterres
Malgré cette annonce, le Secrétaire général a insisté sur le fait que l’action de l’organisation se poursuivrait.
« Toutes les entités des Nations Unies continueront de mettre en œuvre les mandats qui leur ont été confiés par les États membres », a indiqué son porte-parole. « Les Nations Unies ont la responsabilité d’agir pour celles et ceux qui dépendent de nous. Nous continuerons à remplir nos mandats avec détermination ».
En vertu de la Charte de l’ONU, les contributions obligatoires au budget ordinaire et au budget des opérations de maintien de la paix sont approuvées par l’Assemblée générale et constituent des obligations contraignantes pour l’ensemble des États membres.
Pour 2026, l’Assemblée générale a approuvé un budget ordinaire de 3,4 milliards de dollars – une baisse marquée par rapport aux années précédentes – comprenant une réduction de 15 % des ressources financières et une diminution de près de 19 % des effectifs.
Un coup porté à la coopération climatique
Réagissant plus particulièrement à la décision américaine de se retirer de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, son secrétaire exécutif, Simon Stiell, a jugé que ce choix marquait un recul de la coopération climatique mondiale.
« Les États-Unis ont joué un rôle déterminant dans la création de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et de l’Accord de Paris, parce que ces deux instruments servent pleinement leurs intérêts nationaux », a déclaré jeudi M. Stiell dans un communiqué.
« Alors que tous les autres pays avancent ensemble, ce nouveau recul du leadership mondial, de la coopération climatique et de la science ne peut que nuire à l’économie américaine, à l’emploi et au niveau de vie, à mesure que les incendies de forêt, les inondations, les méga-tempêtes et les sécheresses s’aggravent rapidement. C’est un autogoal colossal qui laissera les États-Unis moins en sécurité et moins prospères ».
M. Stiell a souligné que la convention-cadre poursuivrait inlassablement son travail, ajoutant : « les portes restent ouvertes pour que les États-Unis reviennent à l’avenir, comme ils l’ont fait par le passé avec l’Accord de Paris ».
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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