Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), le passage a rouvert dans les deux sens, mais « pour permettre à un nombre limité de personnes de sortir » de l’enclave palestinienne à des fins d’évacuation médicale, ainsi que « le retour d’un nombre équivalent de personnes à Gaza ».
Toutefois, cette réouverture partielle, bien que significative, reste loin de répondre aux besoins humanitaires pressants sur le terrain.
« Comme nous l’avons répété à maintes reprises, ce point de passage doit être ouvert de manière effective, afin de permettre la libre circulation des personnes entrant et sortant de Gaza et de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et des marchandises », a déclaré à ONU Info, Olga Cherevko, porte-parole de l’OCHA, relevant que la crise humanitaire à Gaza reste « extrêmement grave et les conditions de vie de la population toujours très précaires ».
Des camions transportant de l’aide humanitaire entrent dans la bande de Gaza par le passage de Kerem Shalom.
Matériaux et fournitures médicales sous restrictions strictes
Dans ce contexte, les acteurs humanitaires soulignent que les contraintes opérationnelles persistent malgré cette ouverture limitée. Les agences d’aides continuent de faire face à de « nombreux obstacles » qui leur empêchent de fournir une aide humanitaire et des services aux personnes dans le besoin.
L’OCHA pointe ainsi du doigt « les restrictions sévères » imposées aux articles considérés par les autorités israéliennes comme étant à double usage. Il s’agit notamment des produits tels que le bois, les outils de réparation des abris, le ciment, les équipements lourds destinés à déblayer les décombres, à libérer davantage d’espace et à fournir des abris dignes, ainsi que de nombreuses fournitures médicales.
Dans le même temps, ces restrictions entraînent des répercussions directes sur les services essentiels, en particulier dans le domaine de la santé. Seuls environ 40 % des établissements de santé sont opérationnels, et la plupart d’entre eux ne fonctionnent que partiellement.
Pour l’ONU, il faut donc que ces obstacles soient levés. « Nous devons pouvoir bénéficier d’un accès rapide, sûr, durable et sans entrave afin de fournir une aide à grande échelle et d’accélérer nos efforts », a insisté Mme Cherevko.
Plus de 11.000 personnes soutenues en une semaine
Parallèlement, les opérations humanitaires se poursuivent malgré des ressources et des approvisionnements limités.
Au cours de la semaine dernière, les partenaires chargés de l’hébergement ont ainsi fourni une aide à plus de 2.200 familles – soit plus de 11.000 personnes – à travers Gaza. Ces fournitures comprenaient des kits d’hébergement d’urgence, comprenant des cordes, des clous, des mètres rubans, des casseroles, des poêles et des assiettes.
Cependant, les acteurs humanitaires indiquent que les stocks de tentes, d’articles de literie et d’autres fournitures essentielles s’épuisent rapidement. Certains partenaires se sont tournés vers le marché local pour acheter ce qu’ils peuvent – vêtements, literie, articles de cuisine de base – directement auprès de vendeurs dont les capacités sont déjà à bout.
Le Fonds des Nations Unies pour la population et ses partenaires continuent de fournir certains services aux femmes enceintes de Gaza.
Les femmes et les filles paient le prix des restrictions
Dans le même temps, des expertes indépendantes de l’ONU alertent sur les conséquences humaines de ces restrictions, en particulier pour les populations les plus vulnérables.
Selon le Groupe de travail de l’ONU sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles, les restrictions imposées par Israël aux opérations humanitaires à Gaza et en Cisjordanie infligent des préjudices graves et croissants spécifiques au genre.
« Les femmes et les filles supportent une part disproportionnée des privations alors que l’accès à la nourriture, aux soins de santé, au logement, à l’eau et à l’assainissement continue de s’effondrer », ont déclaré les expertes.
Les filles sont confrontées à des risques aigus liés à la malnutrition, aux maladies évitables, aux déplacements et à l’érosion des environnements protecteurs.
« Lorsque l’aide humanitaire est bloquée, les filles sont plus susceptibles de souffrir de la faim, de maladies et d’une interruption de leur scolarité », ont dit les expertes. « L’effondrement des protections essentielles expose les filles à des risques accrus d’exploitation, de violence et de préjudices à long terme – des conséquences trop souvent négligées ».
Le 30 décembre 2025, Israël a publié des réglementations restreignant davantage les activités de 37 organisations humanitaires internationales. « Entraver l’aide humanitaire dans un contexte déjà catastrophique n’affecte pas tout le monde de la même manière », ont averti les expertes, rappelant que ce sont souvent les personnes déjà en situation de vulnérabilité qui « subissent les conséquences les plus graves ».
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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