« La combinaison de besoins immenses et de ressources limitées nous impose des choix extrêmement difficiles, parfois impossibles », a déclaré Bruno Lemarquis, Coordonnateur humanitaire des Nations Unies en RDC. 

Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), il s’agit d’une réduction drastique qui concentre les efforts sur ceux et celles qui sont confrontés aux menaces les plus immédiates pour leur survie. Le plan de réponse de cette année se concentre ainsi exclusivement sur les zones affectées par trois chocs majeurs, à savoir les conflits, aléas climatiques et épidémies. Il couvre 228 zones de santé, contre 332 en 2025. 

Cette réduction drastique des zones couvertes par le plan de réponse s’inscrit dans un contexte humanitaire déjà profondément bouleversé, particulièrement dans l’Est du pays, où la situation a continué de se détériorer depuis janvier 2025. La RDC traverse une crise aiguë, nourrie par la persistance des conflits armés, des déplacements et de retours massifs, des chocs climatiques et des épidémies récurrentes.

© PAM/Arete/Fredrik Lerneryd

Un enfant souffrant de malnutrition passe un examen médical de routine à Kalemie, en République démocratique du Congo.

Sous financement : 1.000 centres de nutrition fermés et 390.000 enfants privés de soins

Cette crise est exacerbée par des affrontements incessants au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri, qui ont non seulement modifié les besoins sur le terrain mais ont également perturbé les chaînes d’approvisionnement, rendant l’accès aux populations plus difficile et dangereux que jamais dans la partie orientale de ce pays de la région des grands lacs.

Parallèlement, le déficit de financement est venu aggraver cette situation complexe, puisque seulement 24 % des besoins du plan de réponse ont été couverts l’année dernière, limitant ainsi la capacité des acteurs humanitaires à fournir l’aide essentielle et à protéger les populations vulnérables. 

L’année 2025 a déjà montré les conséquences dramatiques du sous-financement. Par exemple, au cours de l’année, la réduction des capacités opérationnelles a conduit à la fermeture de plus de 1.000 centres de nutrition, privant ainsi plus de 390.000 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère d’une prise en charge essentielle. 

Environ 1,5 million de personnes ont perdu l’accès aux soins de santé primaires en raison de la fermeture de structures, de ruptures de stock de médicaments vitaux et d’une capacité réduite de prévention et de réponse aux épidémies. Les cibles de l’aide alimentaire mensuelle ont été réduites de près de trois quarts, « exposant les populations les plus vulnérables à des risques accrus de faim et de privation ».

L’ONU appelle à un changement de paradigme face aux coupes budgétaires

Face à la gravité de la situation, M. Lemarquis a appelé à un véritable changement de paradigme. Selon l’ONU, on ne peut pas continuer à agir comme avant. Une façon de rappeler que si l’aide humanitaire est indispensable et sauve des vies, elle n’est pas toutefois la solution aux problèmes humanitaires. 

« Elle ne traite pas les causes profondes des crises. La meilleure réponse est celle qui réduit durablement les besoins La quête de la paix doit être au centre de nos efforts. Les solutions sont avant tout politiques », a insisté le responsable onusien. 

Pour les Nations Unies, il est également essentiel de se départir « d’une logique de réaction permanente » et d’instaurer « une véritable culture d’anticipation et de prévention », tant en matière de conflit que de risques de catastrophe.

Alors que les Nations Unies appellent à une transformation radicale de la réponse humanitaire, passant d’une logique de réaction à une culture de prévention et d’anticipation, la crise en RDC reste trop souvent ignorée sur la scène internationale. Toutefois, malgré cette négligence, l’ONU estime que la communauté humanitaire continue de se mobiliser aux côtés du gouvernement congolais, bien que des efforts accrus et un financement plus conséquent soient essentiels pour élargir et intensifier l’aide.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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