Cette déclaration place les femmes au cœur de la transformation économique, soulignant que leur autonomisation au sein des écosystèmes d’affaires et d’innovation est essentielle à une croissance inclusive et durable.

Elle appelle également à renforcer la présence des femmes dans les secteurs émergents, notamment les économies verte, bleue et orange qui promeuvent respectivement la responsabilité environnementale, l’utilisation durable des ressources océaniques et la créativité.

Organisé par le Bureau de promotion des investissements et des technologies de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) à Bahreïn, ce forum a réuni des dirigeants, des investisseurs et des entrepreneurs du monde entier afin de bâtir une économie mondiale plus résiliente et de créer de nouvelles opportunités pour les entreprises dirigées par des femmes.

Des femmes entrepreneurs sur la scène du Défi international de l’entrepreneuriat féminin 2026 à Manama, Bahreïn.

« Une opportunité incroyable »

Pour de nombreux participants, le forum a porté ses fruits.

Doris Martin, PDG de DMartin Consultancy à Bahreïn, y a participé dans l’espoir de nouer des collaborations fructueuses, et elle les a trouvées.

Grâce aux rencontres interentreprises (B2B) organisées pendant l’événement, elle a établi des partenariats avec des entreprises des Émirats arabes unis et du Maroc.

« Ce forum a été très efficace pour moi », a-t-elle déclaré à ONU Info. « J’ai pu collaborer avec des entreprises de la région, à la fois par l’intermédiaire de Bahreïn et de l’ONUDI ».

Tosin Arwejulo, PDG de Leadership Excel Consultancy et entrepreneure nigériano-américaine basée à Bahreïn, a décrit le forum comme une « plateforme de réseautage exceptionnelle ».

« J’ai eu l’occasion d’échanger avec des personnes venant de tous les continents », a-t-elle affirmé. « Ce fut une formidable opportunité de rencontrer des dirigeants partageant les mêmes idées ».

Des femmes entrepreneures au forum de Manama, Bahreïn.

Défis et solutions partagés

L’impact du forum a dépassé les frontières du monde arabe.

Ayanthi Gurusinghe, présidente de la Chambre des femmes entrepreneures de Ceylan au Sri Lanka et représentante du Forum pour le développement des femmes d’Asie du Sud, y a participé aux côtés de déléguées d’Inde, du Népal, du Bangladesh et du Pakistan.

Elle a indiqué que les participantes avaient partagé de précieux enseignements, notamment sur l’accès au financement, un défi auquel sont confrontées les femmes entrepreneures dans toutes les régions.

« Ce fut une excellente occasion de réseauter, de se réunir, de partager des points de vue, d’apprendre et d’échanger des expériences », a-t-elle déclaré, remerciant l’ONUDI d’avoir créé un espace propice à l’essor des liens internationaux.

Ayanthi Gurusinghe, présidente de la Chambre des femmes entrepreneures du Sri Lanka.

Artistes en situation de handicap

Outre les tables rondes et les séances de réseautage, le forum a également mis en lumière l’entrepreneuriat inclusif à travers trois expositions, dont une sur le thème « L’entrepreneur créatif déterminé ».

Parmi les exposants figurait Nisreen Samour du Micro Art Center de Bahreïn, spécialisé dans la formation et le développement de talents artistiques, et plus particulièrement d’artistes en situation de handicap.

« Aujourd’hui, nous accueillons une dizaine d’étudiants, chacun se spécialisant dans un domaine artistique en adéquation avec ses intérêts et ses aptitudes », a-t-elle déclaré.

« Je les forme personnellement et nous travaillons actuellement au développement de leurs compétences et à leur autonomisation afin qu’ils puissent produire des œuvres professionnelles. Cela leur permettra d’intégrer efficacement le marché de l’art et le marché du travail, contribuant ainsi à une productivité accrue et à la performance globale du centre », a-t-elle expliqué à ONU Info.

Le centre accompagne également des orphelins, les aidant à développer leurs compétences artistiques et à exposer publiquement leurs œuvres, favorisant ainsi leur indépendance et leur autonomie par la créativité.

Nisreen Samour du Micro Art Center à Bahreïn, spécialisé dans la formation et le développement des talents artistiques, avec un accent particulier sur les artistes handicapés.

Le rôle du monde universitaire

Un thème récurrent a été le rôle de l’enseignement supérieur dans la préparation des jeunes femmes à l’entrepreneuriat.

Dans un entretien avec ONU Info, la Dre Nihal Al-Najjar, professeure à l’Université royale pour femmes de Bahreïn, a souligné la nécessité d’intégrer pleinement l’entrepreneuriat au sein des systèmes universitaires.

« Notre rôle académique est d’intégrer l’entrepreneuriat non seulement comme une matière, mais aussi comme une méthodologie », a-t-elle déclaré, expliquant que l’apprentissage par l’expérience et la mise en pratique sont essentiels. « Nous encourageons les étudiants à réfléchir, à innover et à identifier les lacunes de la société, puis à œuvrer pour trouver des solutions ».

Elle a ajouté que les universités doivent aller au-delà de l’enseignement en salle de classe en connectant les étudiants à l’écosystème entrepreneurial au sens large, en les orientant vers le mentorat, les opportunités de financement et les réseaux professionnels lorsqu’ils seront prêts à lancer leur propre entreprise.

Dina Najar à Manama, Bahreïn, pour parler des objectifs de développement durable.

Un moteur de développement durable

Le Forum mondial des entrepreneurs et des investissements (WEIF) a été précédé de la conférence annuelle de l’International Women Entrepreneurial Challenge (IWEC), une ONG basée à New York qui accompagne la croissance des entreprises détenues par des femmes.

Lors de cette conférence, le Directeur général de l’ONUDI, Gerd Müller, a décrit l’entrepreneuriat féminin comme un moteur de développement durable, d’innovation mondiale et d’inclusion économique.

« Nous devons garantir aux femmes du monde entier les mêmes chances et leur donner la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel », a-t-il déclaré, soulignant les obstacles persistants à l’accès au financement, aux technologies et aux postes hautement qualifiés pour les femmes à l’échelle mondiale.

Réaffirmant l’engagement de l’ONUDI, il a ajouté que « l’autonomisation des femmes est essentielle à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) ». Les 17 ODD, adoptés par les gouvernements en 2015, constituent une feuille de route pour un avenir plus juste et équitable pour tous et pour la planète.

M. Müller a salué le rôle moteur de Bahreïn dans le soutien à l’entrepreneuriat et à la participation économique des femmes et a présenté les travaux en cours de l’ONUDI dans les pays touchés par des crises. « L’ONUDI vient de commencer à travailler à la mise en place de programmes de relance en Syrie, au Soudan et en Palestine… ce sont principalement les femmes qui sont touchées et elles ont besoin de notre soutien ».

Gerd Müller, directeur général de l’ONUDI, s’exprimant lors de la Conférence internationale sur l’entrepreneuriat féminin à Bahreïn en 2026.

Les femmes, moteurs du monde des affaires

Dans son discours d’ouverture, la présidente de l’IWEC, Ibukun Awosika, a souligné le rôle transformateur des femmes en tant que moteurs du monde des affaires, du leadership et du progrès national.

Elle a insisté sur le fait que les femmes représentent la moitié des ressources productives mondiales et que, lorsqu’elles sont autonomes, elles deviennent des actrices clés du changement dans les sphères politiques et entrepreneuriales. S’appuyant sur son propre parcours, Mme Awosika a évoqué la création d’un groupe industriel pendant plus de 36 ans avant de devenir la première et unique femme présidente de First Bank of Nigeria, la plus ancienne institution financière d’Afrique subsaharienne.

« Les femmes représentent pour le monde 50 % de ses ressources – des ressources productives et constructives qui, une fois pleinement exploitées, changent la donne », a-t-elle déclaré.

« Toute nation qui a la sagesse d’investir et de valoriser le talent présent chez 50 % de sa population est une nation promise à un bel avenir ».

Ibukun Awo, présidente de l’IWECC, s’exprimant lors du forum.

Histoires de réussite du Bahreïn et du Nigéria

Selon son site web, l’International Women Entrepreneurial Challenge (IWEC) a récompensé 575 femmes exceptionnelles à travers le monde. Ces lauréates, honorées chaque année lors de ses conférences et nommées par des organisations partenaires, représentent des entreprises détenues par des femmes du monde entier.

A Bahreïn, l’IWEC a distingué une nouvelle promotion de lauréates du Moyen-Orient et d’Afrique.

Parmi elles, Sonia Mohamed Janahi, fondatrice de Maya La Chocolaterie, a souligné le rôle de l’ONUDI dans la promotion de l’entrepreneuriat féminin.

Grâce au soutien de l’ONUDI, Mme Janahi a étendu sa marque de chocolat bahreïnie à l’Afrique, en créant une usine de transformation du cacao en Côte d’Ivoire. Cette initiative a permis la création d’emplois, la promotion de chaînes d’approvisionnement éthiques et la reconnaissance internationale du chocolat africain.

« L’ONUDI a joué un rôle essentiel dans mon parcours. Elle a soutenu mon projet et m’a ouvert de nouvelles perspectives », a-t-elle déclaré à ONU Info, soulignant l’engagement de l’ONUDI à reconnaître les femmes entrepreneures à Bahreïn, au Moyen-Orient et en Afrique.

« Cet événement représente les femmes du monde entier et des investissements de plus de 6 milliards de dollars qui les rassemblent. Il récompense les femmes qui non seulement ont créé une entreprise, mais qui l’ont aussi pérennisée et développée, et qui ont eu un impact sur l’économie et la société ».

L’entrepreneure nigériane Oluwakelemi a également été honorée. Elle a présenté son entreprise de cadeaux et d’articles de mode, qui emploie des femmes et contribue aux revenus des ménages au Nigéria, tout en préparant son expansion internationale.

« Je suis passionnée par la création d’entreprises africaines évolutives à rayonnement mondial », a-t-elle déclaré à ONU Info. « Plus de 5 000 personnes ont déjà bénéficié de notre entreprise et de notre travail ».

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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