Plusieurs semaines de pluies torrentielles ont provoqué des inondations généralisées dans le sud et le centre de pays d’Afrique australe, forçant des familles à abandonner leurs maisons, submergeant des quartiers entiers et débordant les infrastructures locales, tandis que les rivières continuent de déborder.

La province méridionale de Gaza est la plus touchée, avec d’importantes concentrations de personnes déplacées dans les localités de Chiaquelene et Xilembene, qui accueillent plus de 54 000 personnes, a indiqué l’OIM, ajoutant que plus de 70 centres d’accueil dans le pays ont accueilli des personnes touchées qui ont dû quitter leur foyer.

Selon l’OIM, les communautés déplacées sont confrontées à une grave pénurie de logements et d’articles ménagers essentiels, d’eau, d’installations sanitaires et d’hygiène, de nourriture, de services de santé et de protection, les centres d’hébergement étant de plus en plus surpeuplés.

Des habitations construites en adobe

Le 16 janvier, le gouvernement du Mozambique a déclaré l’alerte rouge à l’échelle nationale et a depuis lors officiellement sollicité l’aide internationale et celle des Nations Unies, notamment une assistance aérienne pour les opérations de recherche et de sauvetage, une aide logistique et technique, ainsi que des fournitures vitales.

Sur le terrain, l’ONU et ses partenaires humanitaires continuent de soutenir les efforts de réponse menés par le gouvernement, qui se concentrent sur les évacuations et l’amélioration des centres d’hébergement. Les partenaires humanitaires fournissent notamment une aide en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène.

Le barrage de Massingir sous pression

De son côté, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) rappelle que la vulnérabilité du Mozambique aux inondations est aggravée par le fait que près de 90 % des habitations sont construites en adobe, un matériau composé de briques faites de boue séchée, particulièrement susceptible de s’effondrer après des pluies prolongées. Selon les autorités, près de 80 000 habitations ont été détruites, endommagées ou inondées.

Dans la province de Gaza, l’une des zones les plus touchées, le barrage de Massingir reste au-dessus de son niveau de sécurité et continue de libérer de très grands volumes d’eau afin de réduire la pression sur la structure. Cela contribue à l’élévation du niveau des rivières et à la poursuite des inondations en aval, y compris dans les zones déjà touchées.

Le 17 janvier 2026, les routes sont inondées après des pluies extrêmes à Buzi, province de Sofala, au Mozambique.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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