Selon lui, la région connaît une « sécuritisation » accrue de l’espace civique, marquée par des restrictions sévères visant les personnes exerçant leur droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. « Des vagues d’arrestations et des mesures de répression généralisées, souvent fondées sur des accusations vagues, ont un effet profondément dissuasif », a-t-il déclaré dans un communiqué de presse.

Des milliers de personnes arrêtées en Iran

En Iran, plus de 2.300 personnes auraient été arrêtées depuis le début du conflit, notamment pour des accusations liées à la sécurité nationale, à la dissidence ou à une prétendue « coopération avec l’ennemi ».

De nombreux détenus seraient maintenus dans des conditions alarmantes et soumis à des procédures accélérées ne respectant pas les garanties d’un procès équitable. Huit exécutions ont déjà été signalées, dont certaines en lien avec des manifestations, tandis que des dizaines d’autres condamnés, y compris des mineurs, risquent la peine capitale.

« C’est scandaleux », a dénoncé M. Türk, appelant à un arrêt immédiat des exécutions et à la protection des droits fondamentaux de la population iranienne. Il a également exprimé son inquiétude face à la coupure quasi totale de l’Internet dans le pays, entrée dans sa cinquième semaine.

Bahreïn, Qatar, Koweït, Jordanie, Emirats arabes unis

Au-delà de l’Iran, des tendances similaires sont observées dans plusieurs pays de la région. Dans le Territoire palestinien occupé, les autorités israéliennes ont annoncé l’arrestation de 200 Palestiniens pour des publications sur les réseaux sociaux ou des accusations « d’incitation » à la violence. Les opérations militaires israéliennes en Cisjordanie se sont intensifiées, accompagnées de restrictions accrues de circulation et d’incidents violents visant des civils. 

À Bahreïn, la mort en détention de l’activiste Mohammed Al-Mousawi, sur fond d’allégations de torture, suscite de vives préoccupations. D’autres arrestations, y compris de ressortissants étrangers, ont été signalées pour des contenus partagés en ligne, certains accusés risquant la peine de mort.

Des centaines de personnes ont également été interpellées au Qatar et aux Émirats arabes unis pour avoir filmé ou diffusé des informations liées au conflit. Au Koweït, un nouveau décret criminalise la diffusion de contenus susceptibles de « porter atteinte au prestige de l’armée ». En Jordanie, plusieurs critiques ont été arrêtés, parfois sans base juridique claire. 

Selon le chef des droits de l’homme de l’ONU, les mesures répressives prises dans la région reposent souvent sur des justifications sécuritaires floues, utilisées pour restreindre davantage les libertés fondamentales, en particulier celles des minorités et des groupes marginalisés.

M. Türk a rappelé que, même en période de crise, toute restriction à la liberté d’expression doit rester strictement nécessaire, proportionnée et limitée dans le temps. Il a appelé à la libération immédiate des personnes détenues arbitrairement et insisté sur le droit de chacun à un procès équitable.

Enfin, il a mis en garde contre les atteintes croissantes à la liberté de la presse, soulignant que l’indépendance des médias est essentielle pour garantir la redevabilité des gouvernements.

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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